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« Mutiny » et « Teenage Sex and Death at Camp Miasma » sont à voir au cinéma
Publié le 19 août, 2026

« Mutiny »

Jason Statham, l’un des gros bras du cinéma actuel, reprend du service dans « Mutiny » de Jean-François Richet, un film d’action bien formaté et classique dans sa forme, très attendu dans sa narration.


A 60 ans, il sait encore y faire ! Il joue ici le rôle de Cole Reed, un ancien membre des forces spéciales, devenu garde du corps d’un magnat du transport maritime international installé à Bangkok, en Thaïlande, avec qui il entretient une vraie relation d’amitié.

Une nuit, ils sont pris dans une embuscade par des hommes armés : leur véhicule est criblé de balles, Cole réussit à abattre des assaillants mais son patron milliardaire est tué. Et il est accusé de meurtre. En fuite, il décide de se venger. Ses premiers renseignements le mènent à un porte-conteneurs qui appartient à la société de son patron et est dirigé par un équipage de mercenaires, trafiquants d’êtres humains.

Dès lors, l’action du film se circonscrit essentiellement à l’intérieur du bateau et prend la forme d’un thriller à suspense où Jason Statham peut faire valoir sa force physique, son sens du combat et ses méthodes expéditives pour liquider les truands.

Personnage central du film, omniprésent du début à la fin, il ne laisse que peu de place à des personnages (très) secondaires, réduits à des rôles de faire valoir, parmi lesquels une officière de réserve, embarquée accidentellement sur le bateau – le seul élément féminin du film, très peu développé.

On peut néanmoins souligner la mise en scène très « musclée » de Jean-François Richet (« Mesrine : l’ennemi public n° 1 » – 2008, « L’Empereur de Paris » – 2018 ; « Mayday » – 2023) qui capitalise bien sûr sur le très héroïque Jason Statham, un dur à cuire, solitaire, presque « mutique », percutant dans tous les sens du terme mais il exploite aussi, efficacement, le « huis clos » du bâtiment lui-même, un bâtiment assez colossal, avec ses cales, ses portes, ses coursives, ses cabines,
ses salles techniques, … Richet en fait un décor très opératif d’une intrigue linéaire portée sur l’action avant tout.

« Teenage Sex and Death at Camp Miasma » (Sex et mort d’adolescents au camp Miasma )

Un film d’horreur réalisé par Jane Schoenbrun, un « slasher » (si on utilise le terme spécifique approprié), c’est-à-dire un sous-genre du cinéma d’horreur qui met en scène un tueur en série, psychopathe, qui s’attaque prioritairement à des groupes de jeunes (style : « Halloween » ; « Vendredi 13 », « Des griffes dans la nuit ») et les
« taillades » à l’arme blanche « to slash : en anglais).

Le film suit Kris, une jeune cinéaste queer qui veut relancer la franchise horrifique « Camp Miasma », une série culte des années 80.

Pour donner une légitimité artistique à son projet, elle veut intéresser Billy Presley,
l’actrice qui incarnait la « final girl » (la survivante du 1er film et qui s’est retirée du monde du cinéma. Elle vit précisément dans l’ancien camp de vacances où le film original avait été tourné. Cette rencontre transforme progressivement le projet cinéma de Kris en une expérience intime, érotique et cauchemardesque où tout finit
par se confondre : le cinéma, le désir et l’imaginaire du film d’horreur.

La réalisatrice Jane Schoenbrun reprend les composantes essentielles du « slasher » : le camp isolé, les adolescents sexualisés, la survivante, le tueur masqué, Little Death, qu’elle rend excessif, caricatural, presque grotesque. Son film prend alors l’allure d’une satire du genre qui identifie la franchise « Miasma » à une mauvaise série culte.

On s’embrouille quand même un peu car on ne sait plus trop bien si Kris, la cinéaste, veut faire un remake du film original ou s’en servir pour raconter sa propre histoire.

Avec dans les rôles principaux : Hannah Einbinder, une petite actrice vedette de quelques séries TV et Gillian Anderson, la star de la série télévisée culte « Xfiles » (dans les années 90)

André CEUTERICK

« Mutiny » et « Teenage Sex and Death at Camp Miasma » sont à voir au cinéma
Publié le 19 août, 2026

« Mutiny »

Jason Statham, l’un des gros bras du cinéma actuel, reprend du service dans « Mutiny » de Jean-François Richet, un film d’action bien formaté et classique dans sa forme, très attendu dans sa narration.


A 60 ans, il sait encore y faire ! Il joue ici le rôle de Cole Reed, un ancien membre des forces spéciales, devenu garde du corps d’un magnat du transport maritime international installé à Bangkok, en Thaïlande, avec qui il entretient une vraie relation d’amitié.

Une nuit, ils sont pris dans une embuscade par des hommes armés : leur véhicule est criblé de balles, Cole réussit à abattre des assaillants mais son patron milliardaire est tué. Et il est accusé de meurtre. En fuite, il décide de se venger. Ses premiers renseignements le mènent à un porte-conteneurs qui appartient à la société de son patron et est dirigé par un équipage de mercenaires, trafiquants d’êtres humains.

Dès lors, l’action du film se circonscrit essentiellement à l’intérieur du bateau et prend la forme d’un thriller à suspense où Jason Statham peut faire valoir sa force physique, son sens du combat et ses méthodes expéditives pour liquider les truands.

Personnage central du film, omniprésent du début à la fin, il ne laisse que peu de place à des personnages (très) secondaires, réduits à des rôles de faire valoir, parmi lesquels une officière de réserve, embarquée accidentellement sur le bateau – le seul élément féminin du film, très peu développé.

On peut néanmoins souligner la mise en scène très « musclée » de Jean-François Richet (« Mesrine : l’ennemi public n° 1 » – 2008, « L’Empereur de Paris » – 2018 ; « Mayday » – 2023) qui capitalise bien sûr sur le très héroïque Jason Statham, un dur à cuire, solitaire, presque « mutique », percutant dans tous les sens du terme mais il exploite aussi, efficacement, le « huis clos » du bâtiment lui-même, un bâtiment assez colossal, avec ses cales, ses portes, ses coursives, ses cabines,
ses salles techniques, … Richet en fait un décor très opératif d’une intrigue linéaire portée sur l’action avant tout.

« Teenage Sex and Death at Camp Miasma » (Sex et mort d’adolescents au camp Miasma )

Un film d’horreur réalisé par Jane Schoenbrun, un « slasher » (si on utilise le terme spécifique approprié), c’est-à-dire un sous-genre du cinéma d’horreur qui met en scène un tueur en série, psychopathe, qui s’attaque prioritairement à des groupes de jeunes (style : « Halloween » ; « Vendredi 13 », « Des griffes dans la nuit ») et les
« taillades » à l’arme blanche « to slash : en anglais).

Le film suit Kris, une jeune cinéaste queer qui veut relancer la franchise horrifique « Camp Miasma », une série culte des années 80.

Pour donner une légitimité artistique à son projet, elle veut intéresser Billy Presley,
l’actrice qui incarnait la « final girl » (la survivante du 1er film et qui s’est retirée du monde du cinéma. Elle vit précisément dans l’ancien camp de vacances où le film original avait été tourné. Cette rencontre transforme progressivement le projet cinéma de Kris en une expérience intime, érotique et cauchemardesque où tout finit
par se confondre : le cinéma, le désir et l’imaginaire du film d’horreur.

La réalisatrice Jane Schoenbrun reprend les composantes essentielles du « slasher » : le camp isolé, les adolescents sexualisés, la survivante, le tueur masqué, Little Death, qu’elle rend excessif, caricatural, presque grotesque. Son film prend alors l’allure d’une satire du genre qui identifie la franchise « Miasma » à une mauvaise série culte.

On s’embrouille quand même un peu car on ne sait plus trop bien si Kris, la cinéaste, veut faire un remake du film original ou s’en servir pour raconter sa propre histoire.

Avec dans les rôles principaux : Hannah Einbinder, une petite actrice vedette de quelques séries TV et Gillian Anderson, la star de la série télévisée culte « Xfiles » (dans les années 90)

André CEUTERICK