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Un lavabo médiéval d’Andenne et une soupière de Tournai classés comme Trésors
Publié le 18 août, 2026

Deux pièces exceptionnelles du patrimoine de la Fédération Wallonie-Bruxelles bénéficient désormais d’une protection renforcée. Sur décision de la ministre de la Culture, un lavabo médiéval en céramique d’Andenne et une soupière en porcelaine fabriquée à Tournai en 1770 viennent d’être classés comme Trésors.

Près de six siècles séparent les deux œuvres. Elles ont toutefois un point commun : elles témoignent toutes les deux de la maîtrise technique et du savoir-faire des artisans de nos régions à différentes époques.

Une pièce médiévale unique découverte à Andenne

La première œuvre est un lavabo en céramique datant de la fin du 12e ou du début du 13e siècle. Conservé à l’Espace muséal d’Andenne, au Phare, il avait été découvert lors de fouilles menées sur le site de l’ancienne collégiale Sainte-Marie-Majeure.

Haut de 53,5 centimètres, l’objet se distingue par ses dimensions inhabituelles et par la richesse de son décor. On y retrouve notamment des personnages, des éléments architecturaux, des croix et des visages grimaçants.

Aucun autre exemplaire équivalent n’est connu à ce jour. Son décor reste également énigmatique pour les spécialistes. Il pourrait notamment évoquer la maladie, la guérison ou encore la purification par l’eau.

Une soupière tournaisienne datant de 1770

La seconde pièce classée est une soupière accompagnée de son présentoir, conservée au Musée royal de Mariemont et propriété de la Fondation Roi Baudouin.

Fabriquée par la manufacture de porcelaine de Tournai en février 1770, elle avait été réalisée pour le lord écossais William Mercer of Aldie, alors en garnison à Tournai.

Particulièrement bien conservée, la pièce se caractérise par son décor floral polychrome, ses dorures et la présence des armoiries de son commanditaire. Elle constitue également un témoignage des échanges entre l’Angleterre et les Pays-Bas autrichiens au 18e siècle.

Désormais 258 biens classés

Grâce à ce classement, les deux œuvres rejoignent la liste des Trésors de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Celle-ci compte désormais 258 biens. Ce statut leur assure une protection renforcée afin de garantir leur conservation et leur transmission aux générations futures.

Un lavabo médiéval d’Andenne et une soupière de Tournai classés comme Trésors
Publié le 18 août, 2026

Deux pièces exceptionnelles du patrimoine de la Fédération Wallonie-Bruxelles bénéficient désormais d’une protection renforcée. Sur décision de la ministre de la Culture, un lavabo médiéval en céramique d’Andenne et une soupière en porcelaine fabriquée à Tournai en 1770 viennent d’être classés comme Trésors.

Près de six siècles séparent les deux œuvres. Elles ont toutefois un point commun : elles témoignent toutes les deux de la maîtrise technique et du savoir-faire des artisans de nos régions à différentes époques.

Une pièce médiévale unique découverte à Andenne

La première œuvre est un lavabo en céramique datant de la fin du 12e ou du début du 13e siècle. Conservé à l’Espace muséal d’Andenne, au Phare, il avait été découvert lors de fouilles menées sur le site de l’ancienne collégiale Sainte-Marie-Majeure.

Haut de 53,5 centimètres, l’objet se distingue par ses dimensions inhabituelles et par la richesse de son décor. On y retrouve notamment des personnages, des éléments architecturaux, des croix et des visages grimaçants.

Aucun autre exemplaire équivalent n’est connu à ce jour. Son décor reste également énigmatique pour les spécialistes. Il pourrait notamment évoquer la maladie, la guérison ou encore la purification par l’eau.

Une soupière tournaisienne datant de 1770

La seconde pièce classée est une soupière accompagnée de son présentoir, conservée au Musée royal de Mariemont et propriété de la Fondation Roi Baudouin.

Fabriquée par la manufacture de porcelaine de Tournai en février 1770, elle avait été réalisée pour le lord écossais William Mercer of Aldie, alors en garnison à Tournai.

Particulièrement bien conservée, la pièce se caractérise par son décor floral polychrome, ses dorures et la présence des armoiries de son commanditaire. Elle constitue également un témoignage des échanges entre l’Angleterre et les Pays-Bas autrichiens au 18e siècle.

Désormais 258 biens classés

Grâce à ce classement, les deux œuvres rejoignent la liste des Trésors de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Celle-ci compte désormais 258 biens. Ce statut leur assure une protection renforcée afin de garantir leur conservation et leur transmission aux générations futures.