«Spider-Man : Brand New Day »
L’un des plus célèbres personnages de la franchise Marvel est de retour, non pas pour une suite ou pour un prequel mais pour une sorte de redémarrage à zéro, comme le fait pressentir la traduction du titre original : « un tout nouveau jour ».
Le film commence ainsi, avec le héros seul à New-York : « Je m’appelle Peter Parker ; vous ne me connaissez pas et je suis aussi Spider-Man ».
D’emblée, on retrouve alors l’homme araignée, en combinaison et masque appropriés, qui bondit, virevolte, arrête les méchants, lutte contre tous les crimes … Il a aussi établi une bonne relation avec la capitaine de police Dewolff et tout fonctionne à merveille. Mais
voilà qu’un terrible danger menace New-York, un adversaire insaisissable, capable d’agir sans jamais être repéré, qui conduit Spider-Man dans une tourmente infernale.
Il a par ailleurs des souvenirs d’un passé ignoré, avec des personnages qui réapparaissent, parmi lesquels « M.J. » son amour de toujours …
Pour ce nouvel opus, le réalisateur Destin Daniel Cretton (« La voie de la justice », 2020), a ancré les exploits de Spider-Man dans une aventure urbaine, à New-York, loin de toute perspective cosmique. Le scénario, qui mêle harmonieusement le spectaculaire et l’intimiste, multiplie les rebondissements, brouille les pistes d’une enquête qui égare les uns et les autres, intègre des réflexions scientifiques auxquelles on ne comprend pas grand chose et ménage quelques jolies surprises, comme l’apparition de l’incroyable Hulk dans une dimension gigantesque, ou encore la révélation du personnage du Punisher, qui devient l’allié de Spider-Man.
Il est aussi question de travail sur la mémoire, de transmission télépathique et de pouvoirs surnaturels autres que ceux dont dispose l’homme-araignée. On joue sur le dédoublement des identités, sur la superposition des espaces-temps. Sur le plan thématique, c’est très inventif, très riche, très diversifié, parfois surprenant, avec, en
exergue, le questionnement personnel et intime du héros face à sa solitude, à son isolement, à son incapacité à être avec les autres et à assumer le problème de son ambivalence, être Peter Parker ou Spider-Man alors qu’il ne peut être que les deux.
La mise en scène est époustouflante, avec une débauche d’actions, de sensations fortes, d’effets spéciaux dans des décors futuristes dévastés où s’amoncellent les voitures fracassées et où s’effondrent les tours de pierre et de granit. Un véritable show visuel et sonore qui fait tourner les têtes.
A l’affiche, on retrouve le nouveau couple mythique du cinéma contemporain : Tom Holland qui s’avère être le meilleur Spider-Man de la saga, et son inséparable Zendaya, toujours si merveilleusement sensible dans le rôle de M.J.
De la formidable épopée de Christopher Nolan à cette virevoltante aventure de super héros de Marvel, les voilà héros des blockbusters de l’été, et pour longtemps encore.
« The Christophers »
Dans ce petit film tourné rapidement à Londres, au début 2025, avec un budget très léger, Steven Soderbergh (« Erin Brokovich », « Ocean’s eleven ») plonge dans le monde de l’art où il s’attache à l’ingéniosité des faussaires et à la création en tant que telle.
Lori est restauratrice de tableaux à Londres. Excellente faussaire par le passé, elle est contactée par une ancienne camarade de fac et son frère pour devenir l’assistante de leur célèbre père, le peintre reclus Julian Sklar, et achever, à son insu, la 3ème série de ses Christophers, dont ils espèrent hériter par la suite.
Elle part donc à la rencontre de cet homme acariâtre peu aimable, qui méprise ses enfants cupides, prisonnier du récit qu’il fait de sa propre carrière et dont les seuls revenus proviennent de petites vidéos payantes sur Caméo.
De cette rencontre improbable entre une faussaire mercenaire et un vieux peintre désabusé naît une relation singulière et étonnante.
Soderbergh met ainsi en scène, sous forme d’un presque huis-clos, la confrontation entre deux personnalités artistiques et leur rapport à la création, à la critique et à la loi du marché. Ce qui donne lieu à des dialogues cinglants et à quelques longues tirades sur le monde et ses travers, à charge de ce vieux peintre aigri et aujourd’hui résolument
réactionnaire et de cette artiste, certes inaccomplie mais parfaitement au fait du monde contemporain.
Leurs affrontements dévoilent lentement, pièce par pièce leurs propres histoires et Soderbergh les rend finalement attachants en libérant aussi un humour insoupçonné.
Avec Ian McKellen, une fois encore bouleversant dans le rôle du vieux peintre et l’inattendue Michaela Coel qui étonne par sa verve et son tempérament assez comique.
«Spider-Man : Brand New Day »
L’un des plus célèbres personnages de la franchise Marvel est de retour, non pas pour une suite ou pour un prequel mais pour une sorte de redémarrage à zéro, comme le fait pressentir la traduction du titre original : « un tout nouveau jour ».
Le film commence ainsi, avec le héros seul à New-York : « Je m’appelle Peter Parker ; vous ne me connaissez pas et je suis aussi Spider-Man ».
D’emblée, on retrouve alors l’homme araignée, en combinaison et masque appropriés, qui bondit, virevolte, arrête les méchants, lutte contre tous les crimes … Il a aussi établi une bonne relation avec la capitaine de police Dewolff et tout fonctionne à merveille. Mais
voilà qu’un terrible danger menace New-York, un adversaire insaisissable, capable d’agir sans jamais être repéré, qui conduit Spider-Man dans une tourmente infernale.
Il a par ailleurs des souvenirs d’un passé ignoré, avec des personnages qui réapparaissent, parmi lesquels « M.J. » son amour de toujours …
Pour ce nouvel opus, le réalisateur Destin Daniel Cretton (« La voie de la justice », 2020), a ancré les exploits de Spider-Man dans une aventure urbaine, à New-York, loin de toute perspective cosmique. Le scénario, qui mêle harmonieusement le spectaculaire et l’intimiste, multiplie les rebondissements, brouille les pistes d’une enquête qui égare les uns et les autres, intègre des réflexions scientifiques auxquelles on ne comprend pas grand chose et ménage quelques jolies surprises, comme l’apparition de l’incroyable Hulk dans une dimension gigantesque, ou encore la révélation du personnage du Punisher, qui devient l’allié de Spider-Man.
Il est aussi question de travail sur la mémoire, de transmission télépathique et de pouvoirs surnaturels autres que ceux dont dispose l’homme-araignée. On joue sur le dédoublement des identités, sur la superposition des espaces-temps. Sur le plan thématique, c’est très inventif, très riche, très diversifié, parfois surprenant, avec, en
exergue, le questionnement personnel et intime du héros face à sa solitude, à son isolement, à son incapacité à être avec les autres et à assumer le problème de son ambivalence, être Peter Parker ou Spider-Man alors qu’il ne peut être que les deux.
La mise en scène est époustouflante, avec une débauche d’actions, de sensations fortes, d’effets spéciaux dans des décors futuristes dévastés où s’amoncellent les voitures fracassées et où s’effondrent les tours de pierre et de granit. Un véritable show visuel et sonore qui fait tourner les têtes.
A l’affiche, on retrouve le nouveau couple mythique du cinéma contemporain : Tom Holland qui s’avère être le meilleur Spider-Man de la saga, et son inséparable Zendaya, toujours si merveilleusement sensible dans le rôle de M.J.
De la formidable épopée de Christopher Nolan à cette virevoltante aventure de super héros de Marvel, les voilà héros des blockbusters de l’été, et pour longtemps encore.
« The Christophers »
Dans ce petit film tourné rapidement à Londres, au début 2025, avec un budget très léger, Steven Soderbergh (« Erin Brokovich », « Ocean’s eleven ») plonge dans le monde de l’art où il s’attache à l’ingéniosité des faussaires et à la création en tant que telle.
Lori est restauratrice de tableaux à Londres. Excellente faussaire par le passé, elle est contactée par une ancienne camarade de fac et son frère pour devenir l’assistante de leur célèbre père, le peintre reclus Julian Sklar, et achever, à son insu, la 3ème série de ses Christophers, dont ils espèrent hériter par la suite.
Elle part donc à la rencontre de cet homme acariâtre peu aimable, qui méprise ses enfants cupides, prisonnier du récit qu’il fait de sa propre carrière et dont les seuls revenus proviennent de petites vidéos payantes sur Caméo.
De cette rencontre improbable entre une faussaire mercenaire et un vieux peintre désabusé naît une relation singulière et étonnante.
Soderbergh met ainsi en scène, sous forme d’un presque huis-clos, la confrontation entre deux personnalités artistiques et leur rapport à la création, à la critique et à la loi du marché. Ce qui donne lieu à des dialogues cinglants et à quelques longues tirades sur le monde et ses travers, à charge de ce vieux peintre aigri et aujourd’hui résolument
réactionnaire et de cette artiste, certes inaccomplie mais parfaitement au fait du monde contemporain.
Leurs affrontements dévoilent lentement, pièce par pièce leurs propres histoires et Soderbergh les rend finalement attachants en libérant aussi un humour insoupçonné.
Avec Ian McKellen, une fois encore bouleversant dans le rôle du vieux peintre et l’inattendue Michaela Coel qui étonne par sa verve et son tempérament assez comique.