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« La Chaleur » et « Vaïana, la légende du bout du monde » à découvrir dans vos salles de cinéma
Publié le 8 juillet, 2026

« La Chaleur »

Stéphane Demoustier est un cinéaste très attachant par le regard sensible et l’empathie qu’il porte à ses personnages et très intéressant par la diversité de ses sujets et de ses traitements scéniques.

Ainsi « La Fille au Bracelet » (2019) est un film simple et juste, si différent du plus ambitieux « L’Inconnu de la Grande Arche » qui lui valut deux Césars « artistiques » en 2025.

Avec « La Chaleur », il change à nouveau de registre, de style et de rapport aux comédiens, ici, tous pratiquement inconnus. Par ailleurs, il resserre le temps de son récit sur deux jours et le limite pratiquement au seul lieu d’un camping de bord de mer dans la région caniculaire des landes.

Pour Marouane, 17 ans, les vacances touchent à leur fin. Encore une ou deux soirées festives et quelques baignades nocturnes. Cette nuit-là, il a une altercation avec Oscar, un autre adolescent un peu ivre. Au cours de l’accrochage, Oscar chute accidentellement et meurt sur le coup. Pris de panique, Marouane enfouit son corps sous le sable.

Le lendemain, la mère d’Oscar s’inquiète de la disparition de son fils. Au camping, les vacanciers commencent les recherches , les sauveteurs prennent la mer, la gendarmerie arrive sur les lieux.
Le malaise grandissant de Marouane, vécu silencieusement et intérieurement, l’écarte progressivement de la réalité ambiante : sa famille, ses amis, les fêtes, sa rencontre touchante et maladroite avec Giulia, une jeune Italienne.

Stéphane Demoustier filme la lente dérive de Marouane, tenaillé par un sentiment de culpabilité, avec beaucoup de retenue, sans heurt, par touches délicates.

A partir de cet incident tragique, Stéphane Demoustier développe une chronique adolescente parasitée par un thriller psychologique en sourdine. Il s’attache à ces groupes de jeunes qui se libèrent en plaisirs simples : des petites bitures, des baignades émoustillantes, des premiers flirts hésitants.

La mise en scène est fluide, légère, lumineuse, exempte de tout moment choc et de scènes spectaculaires et démonstratives.

Quand il filme cette jeunesse joyeuse, insouciante, en mouvement, on pense aux si belles images de Kechiche dans les scènes collectives de « Mektoub My Love » et pour des moments plus intimes, notamment entre Marouane et Giulia, on perçoit la subtilité émotionnelle de François Ozon.
Un film qui traite, avec une certaine amertume et mélancolie de la fin de l’innocence sous la chaleur de l’été.

« Vaïana, la légende du bout du monde »

Les Studios Disney poursuivent leur entreprise commerciale en réalisant des versions « en prises de vue réelles » de ses grands classiques d’animation, avec des résultats souvent contestables.

Cette version de « Vaïana, la légende du bout du monde » réalisée par Thomas Kail est très proche de la version originale du film d’animation sorti en 2016.

Pour rappel, donc : le film raconte l’histoire de Vaïana, la fille du chef de l’île Motunui, choisie par l’océan pour entreprendre une mission essentielle : restituer le cœur de la déesse Te Fiti afin de sauver son peuple et de rétablir l’équilibre de la nature.

Accompagnée du demi-dieu Maui, elle traverse de nombreuses épreuves qui lui permettent de découvrir sa véritable identité et de devenir une cheffe courageuse et responsable.

On restitue ainsi les principaux éléments de l’aventure initiatique de Vaïna qui quitte son environnement familier, affronte des obstacles, développe sa confiance en elle et revient transformée. Avec, en exergue, des valeurs fortes comme le courage, la persévérance, le
respect de la nature et l’importance des traditions.

De cette adaptation qui n’apporte rien de nouveau sur le plan narratif et thématique, on retiendra de très belles images sur les paysages, et les océans, les décors naturels, les costumes autochtones et les scènes maritimes qui offrent un spectacle visuel impressionnant mais le tout est réalisé sans imagination et sans enchantement.

Les comédiens font bonne figure : Catherine Laga’aia joue le rôle de Vaïna avec beaucoup de fraîcheur et d’émotion et Dwayne Johnson reprend avec énergie son personnage du demi-dieu Maui dont il était la voix dans le film d’animation. On se laisse à nouveau porter par les belles chansons génériques qui restituent un peu de souffle au film.

« La Chaleur » et « Vaïana, la légende du bout du monde » à découvrir dans vos salles de cinéma
Publié le 8 juillet, 2026

« La Chaleur »

Stéphane Demoustier est un cinéaste très attachant par le regard sensible et l’empathie qu’il porte à ses personnages et très intéressant par la diversité de ses sujets et de ses traitements scéniques.

Ainsi « La Fille au Bracelet » (2019) est un film simple et juste, si différent du plus ambitieux « L’Inconnu de la Grande Arche » qui lui valut deux Césars « artistiques » en 2025.

Avec « La Chaleur », il change à nouveau de registre, de style et de rapport aux comédiens, ici, tous pratiquement inconnus. Par ailleurs, il resserre le temps de son récit sur deux jours et le limite pratiquement au seul lieu d’un camping de bord de mer dans la région caniculaire des landes.

Pour Marouane, 17 ans, les vacances touchent à leur fin. Encore une ou deux soirées festives et quelques baignades nocturnes. Cette nuit-là, il a une altercation avec Oscar, un autre adolescent un peu ivre. Au cours de l’accrochage, Oscar chute accidentellement et meurt sur le coup. Pris de panique, Marouane enfouit son corps sous le sable.

Le lendemain, la mère d’Oscar s’inquiète de la disparition de son fils. Au camping, les vacanciers commencent les recherches , les sauveteurs prennent la mer, la gendarmerie arrive sur les lieux.
Le malaise grandissant de Marouane, vécu silencieusement et intérieurement, l’écarte progressivement de la réalité ambiante : sa famille, ses amis, les fêtes, sa rencontre touchante et maladroite avec Giulia, une jeune Italienne.

Stéphane Demoustier filme la lente dérive de Marouane, tenaillé par un sentiment de culpabilité, avec beaucoup de retenue, sans heurt, par touches délicates.

A partir de cet incident tragique, Stéphane Demoustier développe une chronique adolescente parasitée par un thriller psychologique en sourdine. Il s’attache à ces groupes de jeunes qui se libèrent en plaisirs simples : des petites bitures, des baignades émoustillantes, des premiers flirts hésitants.

La mise en scène est fluide, légère, lumineuse, exempte de tout moment choc et de scènes spectaculaires et démonstratives.

Quand il filme cette jeunesse joyeuse, insouciante, en mouvement, on pense aux si belles images de Kechiche dans les scènes collectives de « Mektoub My Love » et pour des moments plus intimes, notamment entre Marouane et Giulia, on perçoit la subtilité émotionnelle de François Ozon.
Un film qui traite, avec une certaine amertume et mélancolie de la fin de l’innocence sous la chaleur de l’été.

« Vaïana, la légende du bout du monde »

Les Studios Disney poursuivent leur entreprise commerciale en réalisant des versions « en prises de vue réelles » de ses grands classiques d’animation, avec des résultats souvent contestables.

Cette version de « Vaïana, la légende du bout du monde » réalisée par Thomas Kail est très proche de la version originale du film d’animation sorti en 2016.

Pour rappel, donc : le film raconte l’histoire de Vaïana, la fille du chef de l’île Motunui, choisie par l’océan pour entreprendre une mission essentielle : restituer le cœur de la déesse Te Fiti afin de sauver son peuple et de rétablir l’équilibre de la nature.

Accompagnée du demi-dieu Maui, elle traverse de nombreuses épreuves qui lui permettent de découvrir sa véritable identité et de devenir une cheffe courageuse et responsable.

On restitue ainsi les principaux éléments de l’aventure initiatique de Vaïna qui quitte son environnement familier, affronte des obstacles, développe sa confiance en elle et revient transformée. Avec, en exergue, des valeurs fortes comme le courage, la persévérance, le
respect de la nature et l’importance des traditions.

De cette adaptation qui n’apporte rien de nouveau sur le plan narratif et thématique, on retiendra de très belles images sur les paysages, et les océans, les décors naturels, les costumes autochtones et les scènes maritimes qui offrent un spectacle visuel impressionnant mais le tout est réalisé sans imagination et sans enchantement.

Les comédiens font bonne figure : Catherine Laga’aia joue le rôle de Vaïna avec beaucoup de fraîcheur et d’émotion et Dwayne Johnson reprend avec énergie son personnage du demi-dieu Maui dont il était la voix dans le film d’animation. On se laisse à nouveau porter par les belles chansons génériques qui restituent un peu de souffle au film.