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Réforme européenne des pesticides : l’UMONS alerte sur les risques pour la santé et la biodiversité
Publié le 24 juin, 2026

Des chercheurs de l’UMONS et de 26 autres institutions européennes s’inquiètent du projet de réforme de la législation européenne sur les pesticides. Dans un article publié dans la revue Science, ils estiment que plusieurs mesures envisagées pourraient affaiblir les mécanismes de protection de la santé humaine et de l’environnement.

La Commission européenne a présenté un ensemble de mesures destiné à simplifier certaines procédures réglementaires. Parmi les changements envisagés figure la suppression des réévaluations périodiques des substances actives. Actuellement, ces substances sont généralement autorisées pour dix ans avant un nouvel examen scientifique. La réforme prévoirait, dans la plupart des cas, des autorisations sans limite de durée.

Pour les chercheurs, cette évolution réduirait la capacité des autorités à intégrer de nouvelles connaissances scientifiques et à détecter plus rapidement les risques liés aux pesticides. Ils craignent également un renversement partiel de la charge de la preuve, qui pèserait davantage sur les autorités publiques que sur les fabricants.

Quatre membres du laboratoire de Zoologie de l’UMONS figurent parmi les signataires. Leur expertise porte notamment sur l’écotoxicologie et les effets des pesticides sur les pollinisateurs sauvages. Le laboratoire coordonne le projet européen WildPosh, consacré à l’exposition de ces espèces aux pesticides et à leurs conséquences sur les écosystèmes.

Les scientifiques proposent plusieurs pistes : renforcer les moyens dédiés à l’examen des demandes d’autorisation, harmoniser les critères d’évaluation au niveau européen, rendre publiques les études réglementaires et mieux exploiter les données recueillies sur le terrain.

Selon eux, ces mesures permettraient de rendre le système plus transparent et plus efficace, sans affaiblir le principe de précaution ni les objectifs européens de protection de la biodiversité.

Réforme européenne des pesticides : l’UMONS alerte sur les risques pour la santé et la biodiversité
Publié le 24 juin, 2026

Des chercheurs de l’UMONS et de 26 autres institutions européennes s’inquiètent du projet de réforme de la législation européenne sur les pesticides. Dans un article publié dans la revue Science, ils estiment que plusieurs mesures envisagées pourraient affaiblir les mécanismes de protection de la santé humaine et de l’environnement.

La Commission européenne a présenté un ensemble de mesures destiné à simplifier certaines procédures réglementaires. Parmi les changements envisagés figure la suppression des réévaluations périodiques des substances actives. Actuellement, ces substances sont généralement autorisées pour dix ans avant un nouvel examen scientifique. La réforme prévoirait, dans la plupart des cas, des autorisations sans limite de durée.

Pour les chercheurs, cette évolution réduirait la capacité des autorités à intégrer de nouvelles connaissances scientifiques et à détecter plus rapidement les risques liés aux pesticides. Ils craignent également un renversement partiel de la charge de la preuve, qui pèserait davantage sur les autorités publiques que sur les fabricants.

Quatre membres du laboratoire de Zoologie de l’UMONS figurent parmi les signataires. Leur expertise porte notamment sur l’écotoxicologie et les effets des pesticides sur les pollinisateurs sauvages. Le laboratoire coordonne le projet européen WildPosh, consacré à l’exposition de ces espèces aux pesticides et à leurs conséquences sur les écosystèmes.

Les scientifiques proposent plusieurs pistes : renforcer les moyens dédiés à l’examen des demandes d’autorisation, harmoniser les critères d’évaluation au niveau européen, rendre publiques les études réglementaires et mieux exploiter les données recueillies sur le terrain.

Selon eux, ces mesures permettraient de rendre le système plus transparent et plus efficace, sans affaiblir le principe de précaution ni les objectifs européens de protection de la biodiversité.