À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée ce 19 juin, le Service du Sang de la Croix-Rouge de Belgique lance un appel à la mobilisation. L’objectif : sensibiliser à cette maladie génétique encore méconnue et souligner l’importance d’une plus grande diversité parmi les donneurs de sang.
La drépanocytose est une maladie héréditaire qui affecte l’hémoglobine, la protéine responsable du transport de l’oxygène dans le sang. Les globules rouges prennent alors une forme anormale de faucille, deviennent rigides et peuvent obstruer les petits vaisseaux sanguins.
Cette pathologie provoque des crises douloureuses, une anémie chronique et peut entraîner de graves complications. En Belgique, elle est aujourd’hui considérée comme la première maladie génétique, touchant environ une naissance sur 1.500.
Historiquement présente en Afrique subsaharienne, aux Antilles, en Inde, au Moyen-Orient ou encore dans le bassin méditerranéen, la maladie concerne désormais plusieurs milliers de personnes dans notre pays.
Pour de nombreux malades, les transfusions sanguines constituent un traitement indispensable. Elles permettent de réduire la fréquence des crises et de prévenir certaines complications sévères.
Certains patients reçoivent ainsi entre six et onze poches de sang toutes les six semaines. Mais pour être efficaces et sûres, ces transfusions nécessitent une compatibilité très précise entre le donneur et le receveur.
« Les globules rouges transfusés doivent correspondre à plusieurs antigènes moins connus que les systèmes ABO ou Rhésus, mais tout aussi importants », explique Thomas Paulus, responsable Marketing et Communication au Service du Sang de la Croix-Rouge.
Le défi est particulièrement important pour les patients atteints de drépanocytose. Certains groupes sanguins ou phénotypes sont beaucoup plus fréquents dans certaines populations que dans d’autres.
C’est notamment le cas du phénotype R0 (Dccee), très recherché pour les transfusions. Il est présent chez 50 à 70 % des populations d’Afrique subsaharienne, contre seulement 2,5 % des populations européennes.
Cette différence complique la recherche de donneurs compatibles et augmente le risque d’allo-immunisation, une réaction immunitaire qui peut rendre les transfusions futures plus difficiles.
Face à cette réalité, le Service du Sang insiste sur la nécessité que la population des donneurs reflète davantage la diversité de la société belge.
Les personnes afrodescendantes sont particulièrement encouragées à donner leur sang, car elles ont davantage de chances de posséder des groupes sanguins compatibles avec ceux de nombreux patients atteints de drépanocytose.
Des campagnes d’information et des collectes sont ainsi organisées en partenariat avec des associations de la diaspora, des personnalités engagées et des influenceurs afin de sensibiliser un public plus large.
Au-delà de la drépanocytose, la diversité des donneurs bénéficie à l’ensemble des patients nécessitant une transfusion, qu’il s’agisse d’accidents, d’opérations chirurgicales, d’accouchements, de cancers ou de maladies du sang.
« L’histoire humaine est faite de migrations et de mobilité. Chacun peut un jour avoir besoin d’un sang compatible dans un contexte où son groupe sanguin est minoritaire », rappelle Thomas Paulus.
À l’occasion de cette Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, la Croix-Rouge invite donc toutes les personnes éligibles, quelles que soient leurs origines, à franchir le pas du don de sang.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, célébrée ce 19 juin, le Service du Sang de la Croix-Rouge de Belgique lance un appel à la mobilisation. L’objectif : sensibiliser à cette maladie génétique encore méconnue et souligner l’importance d’une plus grande diversité parmi les donneurs de sang.
La drépanocytose est une maladie héréditaire qui affecte l’hémoglobine, la protéine responsable du transport de l’oxygène dans le sang. Les globules rouges prennent alors une forme anormale de faucille, deviennent rigides et peuvent obstruer les petits vaisseaux sanguins.
Cette pathologie provoque des crises douloureuses, une anémie chronique et peut entraîner de graves complications. En Belgique, elle est aujourd’hui considérée comme la première maladie génétique, touchant environ une naissance sur 1.500.
Historiquement présente en Afrique subsaharienne, aux Antilles, en Inde, au Moyen-Orient ou encore dans le bassin méditerranéen, la maladie concerne désormais plusieurs milliers de personnes dans notre pays.
Pour de nombreux malades, les transfusions sanguines constituent un traitement indispensable. Elles permettent de réduire la fréquence des crises et de prévenir certaines complications sévères.
Certains patients reçoivent ainsi entre six et onze poches de sang toutes les six semaines. Mais pour être efficaces et sûres, ces transfusions nécessitent une compatibilité très précise entre le donneur et le receveur.
« Les globules rouges transfusés doivent correspondre à plusieurs antigènes moins connus que les systèmes ABO ou Rhésus, mais tout aussi importants », explique Thomas Paulus, responsable Marketing et Communication au Service du Sang de la Croix-Rouge.
Le défi est particulièrement important pour les patients atteints de drépanocytose. Certains groupes sanguins ou phénotypes sont beaucoup plus fréquents dans certaines populations que dans d’autres.
C’est notamment le cas du phénotype R0 (Dccee), très recherché pour les transfusions. Il est présent chez 50 à 70 % des populations d’Afrique subsaharienne, contre seulement 2,5 % des populations européennes.
Cette différence complique la recherche de donneurs compatibles et augmente le risque d’allo-immunisation, une réaction immunitaire qui peut rendre les transfusions futures plus difficiles.
Face à cette réalité, le Service du Sang insiste sur la nécessité que la population des donneurs reflète davantage la diversité de la société belge.
Les personnes afrodescendantes sont particulièrement encouragées à donner leur sang, car elles ont davantage de chances de posséder des groupes sanguins compatibles avec ceux de nombreux patients atteints de drépanocytose.
Des campagnes d’information et des collectes sont ainsi organisées en partenariat avec des associations de la diaspora, des personnalités engagées et des influenceurs afin de sensibiliser un public plus large.
Au-delà de la drépanocytose, la diversité des donneurs bénéficie à l’ensemble des patients nécessitant une transfusion, qu’il s’agisse d’accidents, d’opérations chirurgicales, d’accouchements, de cancers ou de maladies du sang.
« L’histoire humaine est faite de migrations et de mobilité. Chacun peut un jour avoir besoin d’un sang compatible dans un contexte où son groupe sanguin est minoritaire », rappelle Thomas Paulus.
À l’occasion de cette Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, la Croix-Rouge invite donc toutes les personnes éligibles, quelles que soient leurs origines, à franchir le pas du don de sang.