«Toy Story 5»
La Saga Toy Story est née en 1995 avec un premier épisode produit par les Studios Pixar, qui marque l’histoire du cinéma puisqu’il s’agit du tout premier long métrage d’animation entièrement réalisé en images de synthèse (3 D par ordinateur). Et voilà qu’apparaissent Woody le Cow-boy fidèle et Buzz l’Éclair, le ranger super moderne, les deux jouets préférés du petit Andy.
Il y a eu ensuite trois autres films en 1999, 2010 et 2019, avant ce dernier opus alors que la petite Bonnie est devenue propriétaire des fameux jouets de Andy, à la fin de « Toy Story 3 » … Mais, à 8 ans, un peu lasse des jouets traditionnels, elle commence à se passionner pour une tablette interactive en forme de grenouille, nommée Lilypad. Buzz, Jessie et toute la bande doivent maintenant faire face à une nouvelle grande menace : les écrans et la technologie moderne. Ils doivent aussi affronter un danger très physique : une armée de 50 figurines Buzz l’Éclair de haute technologie : le vrai Buzz doit alors gérer ses propres clones.
A travers cette nouvelle fable ludique, le réalisateur Andrew Stanton soulève un problème très actuel et essentiel : les enfants jouent de moins en moins avec de vrais jouets, devenus obsolètes, et s’attachent toujours davantage aux écrans, captés par la magie chronophage de la technologie. Un constat réaliste, un peu amer, teinté d’humour et de nostalgie.
La comédie familiale, joyeuse et trépidante, évolue vers un récit un peu plus grave et inquiétant mais on s’amuse quand même beaucoup avec les jouets de la chambre de Bonnie conduits cette fois par Jessie, la Cow-girl devenue chef de bande qui s’oppose frontalement à Lilypad. C’est toujours très drôle et même assez émouvant.

« D’un monde à l’autre »
Un documentaire étonnant et magnifique réalisé par le comédien belge Jérémie Renier.
Le point de départ, c’est le tragique accident de ski qui à coûté la vie à l’acteur Gaspard Ulliel, en janvier 2021, le meilleur ami de Jérémie dont il ne peut faire le deuil. Il s’est alors replongé (réfugié?) dans le cinéma avec ce projet de film insensé, tourné sur la banquise arctique avec un explorateur de l’extême Loury Lag, un aventurier solitaire qui parcourt des territoires que personne n’a encore filmés.
Pour Jérémie Renier, cette rencontre n’est pas due au hasard mais repose sur une conviction mystique selon laquelle c’est un signe de la part de son ami Gaspard. Ce lien entre le deuil et la grande aventure au cœur d’une nature imprévisible constitue le moteur du film lui-même, sur base de cette foi irrationnelle que Jérémie assume pleinement. La rencontre avec Loury Lag est ainsi devenue comme un trait d’union avec Gaspard et une manière, pour Jérémie, de nourrir un lien spirituel avec lui.
En voix off, dans un carnet de voyage tenu au quotidien, il évoque ses contradictions, sa solitude mentale, ses phantasmes d’images qu’il ne tournera jamais, dépassés par la réalité elle-même. C’est d’autant plus authentique et si profondément honnête que tout s’est fait au jour le jour, sans script écrit au préalable, sans texte travaillé à posteriori.
Malgré les dangers, la peur, l’angoisse, la fatigue, Renier a continué à filmer avec une détermination hors norme, dans ces vastes territoires glacés et ces contrées reculées que personne n’avait encore filmés. Le chef opérateur Fabien Ruyssen a réussi des images sublimes qui donnent une dimension presque surnaturelle à cette entreprise.
Un film de survie, où l’épreuve physique et morale se mêle à la méditation et à l’introspection intérieure. Un incroyable défi d’où Jérémie Renier ne sortira pas indemne au bout duquel il aura acquis une autre dimension professionnelle et humaine.
André CEUTERICK
«Toy Story 5»
La Saga Toy Story est née en 1995 avec un premier épisode produit par les Studios Pixar, qui marque l’histoire du cinéma puisqu’il s’agit du tout premier long métrage d’animation entièrement réalisé en images de synthèse (3 D par ordinateur). Et voilà qu’apparaissent Woody le Cow-boy fidèle et Buzz l’Éclair, le ranger super moderne, les deux jouets préférés du petit Andy.
Il y a eu ensuite trois autres films en 1999, 2010 et 2019, avant ce dernier opus alors que la petite Bonnie est devenue propriétaire des fameux jouets de Andy, à la fin de « Toy Story 3 » … Mais, à 8 ans, un peu lasse des jouets traditionnels, elle commence à se passionner pour une tablette interactive en forme de grenouille, nommée Lilypad. Buzz, Jessie et toute la bande doivent maintenant faire face à une nouvelle grande menace : les écrans et la technologie moderne. Ils doivent aussi affronter un danger très physique : une armée de 50 figurines Buzz l’Éclair de haute technologie : le vrai Buzz doit alors gérer ses propres clones.
A travers cette nouvelle fable ludique, le réalisateur Andrew Stanton soulève un problème très actuel et essentiel : les enfants jouent de moins en moins avec de vrais jouets, devenus obsolètes, et s’attachent toujours davantage aux écrans, captés par la magie chronophage de la technologie. Un constat réaliste, un peu amer, teinté d’humour et de nostalgie.
La comédie familiale, joyeuse et trépidante, évolue vers un récit un peu plus grave et inquiétant mais on s’amuse quand même beaucoup avec les jouets de la chambre de Bonnie conduits cette fois par Jessie, la Cow-girl devenue chef de bande qui s’oppose frontalement à Lilypad. C’est toujours très drôle et même assez émouvant.

« D’un monde à l’autre »
Un documentaire étonnant et magnifique réalisé par le comédien belge Jérémie Renier.
Le point de départ, c’est le tragique accident de ski qui à coûté la vie à l’acteur Gaspard Ulliel, en janvier 2021, le meilleur ami de Jérémie dont il ne peut faire le deuil. Il s’est alors replongé (réfugié?) dans le cinéma avec ce projet de film insensé, tourné sur la banquise arctique avec un explorateur de l’extême Loury Lag, un aventurier solitaire qui parcourt des territoires que personne n’a encore filmés.
Pour Jérémie Renier, cette rencontre n’est pas due au hasard mais repose sur une conviction mystique selon laquelle c’est un signe de la part de son ami Gaspard. Ce lien entre le deuil et la grande aventure au cœur d’une nature imprévisible constitue le moteur du film lui-même, sur base de cette foi irrationnelle que Jérémie assume pleinement. La rencontre avec Loury Lag est ainsi devenue comme un trait d’union avec Gaspard et une manière, pour Jérémie, de nourrir un lien spirituel avec lui.
En voix off, dans un carnet de voyage tenu au quotidien, il évoque ses contradictions, sa solitude mentale, ses phantasmes d’images qu’il ne tournera jamais, dépassés par la réalité elle-même. C’est d’autant plus authentique et si profondément honnête que tout s’est fait au jour le jour, sans script écrit au préalable, sans texte travaillé à posteriori.
Malgré les dangers, la peur, l’angoisse, la fatigue, Renier a continué à filmer avec une détermination hors norme, dans ces vastes territoires glacés et ces contrées reculées que personne n’avait encore filmés. Le chef opérateur Fabien Ruyssen a réussi des images sublimes qui donnent une dimension presque surnaturelle à cette entreprise.
Un film de survie, où l’épreuve physique et morale se mêle à la méditation et à l’introspection intérieure. Un incroyable défi d’où Jérémie Renier ne sortira pas indemne au bout duquel il aura acquis une autre dimension professionnelle et humaine.
André CEUTERICK