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« Disclosure day  » et « A voix basse » à voir au cinéma !
Publié le 16 juin, 2026

«Disclosure Day»

E.T. Est de retour, après un si long voyage de près de 45 ans !  Et, avec lui, le grand cinéma de Steven Spielberg, fantastique, merveilleux.

Sur fond de 3ème guerre mondiale, « Disclosure Day » est une fable humaniste qui reconduit le leitmotiv obsessionnel de Steven Spielberg sur l’existence galactique d’une espèce d’êtres vivants non humains, comme il l’avait déjà préconisé dans « Rencontres du 3ème type » (1977) en imaginant un premier vrai contact entre l’humanité et une civilisation extraterrestre

Il développe ici un scénario dense et complexe dont, au départ, l’action se déplace dans plusieurs lieux et suit des personnages qui, a priori, n’ont aucun lien les uns avec les autres.

Il imagine deux humains qui, dans leur passé, auraient reçu des dons suprêmes de créatures supérieures venues d’ailleurs.  Daniel, investi de la compréhension absolue des mathématiques travaille, comme spécialiste de la cybersécurité, chez Wortex, une société privée, au service du gouvernement, chargée de traiter le phénomène des extraterrestres.  Il découvre des documents top secrets prouvant leur existence mais aussi leur anéantissement par le gouvernement depuis des décennies.

A Kansas City, Margaret présente la météo sur la chaîne de télévision locale.  Un jour, elle commence à s’exprimer dans toutes les langues et anticipe les souvenirs et les pensées des gens qu’elle rencontre …  Daniel et Margaret figurent les élus chargés de révéler au monde l’existence de cette autre civilisation …

« Disclosure Day » est à la fois un thriller d’action haletant, passionnant, spectaculaire et un film intime à connotation presque philosophique, où il est aussi question de croyance, de rapport à Dieu et d’antagonisme entre le Bien et le Mal : face à ceux qui agissent pour la révélation de la Grande Vérité, il y a les forces armées du pouvoir et de la suprématie humaine …

Parmi les acteurs qui servent formidablement bien le propos de Steven Spielberg, avec une puissance dramatique contenue et maîtrisée, Emily Blunt (qu’on vient de voir dans « Le Diable s’habille en Prada, 2 » face à Meryl Streep) irradie une mise en scène grandiose et fascinante, en éclairant magnifiquement ce message si cher à Spielberg : « Il ne faut pas avoir peur de l’inconnu ».

« A voix basse »

Ce troisième long métrage de la cinéaste tunisienne Leyla Bouzid (qui nous avait beaucoup touché avec « Une histoire d’amour et de désir », 2021) raconte avec une délicate clairvoyance une famille tunisienne confrontée à ses contradictions sociales et affectives.

Lilia, la trentaine, qui vit et travaille à Paris, revient en Tunisie pour l’enterrement de son oncle. Elle est accompagnée d’Alice, son amoureuse, qui séjournera discrètement à l’hôtel.

La famille en deuil est aussi ébranlée par le mystère de la mort de l’oncle qu’on a retrouvé mort chez lui complètement nu. L’enquête menée par la police révèle son homosexualité, ce qui est interdit en Tunisie.

Dans les comportements fuyants et les non-dits obstinés des femmes de sa famille, Lilia perçoit de la gêne, de la honte, un certain déni aussi … Elle cherche alors à mieux connaître la vie de cet oncle défunt …

Entre tradition et modernité » Leyla Bouzid cerne avec tendresse et respect celles qui entourent Lilia, qui ont vécu dans une sorte d’effacement, dans l’ombre d’hommes dont on parle peu. Elle en perçoit les failles et les difficultés de s’assumer pleinement, soumises à une éducation rigide et contraignante.

Loin de tout propos revendicateur, Leyla Bouzid établit néanmoins le droit à la liberté d’orientation sexuelle : celle de son oncle, alors rejetée par les siens et condamnée par une société conservatrice, celle de Lilia, à présent, source d’amour et d’épanouissement.  Il est ici question, fondamentalement, de conflit de culture et de société et de dignité humaine.

Leyla Bouzid tend à l’essentiel, avec douceur, sensibilité et une très sincère émotion.

                                                                                                               André CEUTERICK

« Disclosure day  » et « A voix basse » à voir au cinéma !
Publié le 16 juin, 2026

«Disclosure Day»

E.T. Est de retour, après un si long voyage de près de 45 ans !  Et, avec lui, le grand cinéma de Steven Spielberg, fantastique, merveilleux.

Sur fond de 3ème guerre mondiale, « Disclosure Day » est une fable humaniste qui reconduit le leitmotiv obsessionnel de Steven Spielberg sur l’existence galactique d’une espèce d’êtres vivants non humains, comme il l’avait déjà préconisé dans « Rencontres du 3ème type » (1977) en imaginant un premier vrai contact entre l’humanité et une civilisation extraterrestre

Il développe ici un scénario dense et complexe dont, au départ, l’action se déplace dans plusieurs lieux et suit des personnages qui, a priori, n’ont aucun lien les uns avec les autres.

Il imagine deux humains qui, dans leur passé, auraient reçu des dons suprêmes de créatures supérieures venues d’ailleurs.  Daniel, investi de la compréhension absolue des mathématiques travaille, comme spécialiste de la cybersécurité, chez Wortex, une société privée, au service du gouvernement, chargée de traiter le phénomène des extraterrestres.  Il découvre des documents top secrets prouvant leur existence mais aussi leur anéantissement par le gouvernement depuis des décennies.

A Kansas City, Margaret présente la météo sur la chaîne de télévision locale.  Un jour, elle commence à s’exprimer dans toutes les langues et anticipe les souvenirs et les pensées des gens qu’elle rencontre …  Daniel et Margaret figurent les élus chargés de révéler au monde l’existence de cette autre civilisation …

« Disclosure Day » est à la fois un thriller d’action haletant, passionnant, spectaculaire et un film intime à connotation presque philosophique, où il est aussi question de croyance, de rapport à Dieu et d’antagonisme entre le Bien et le Mal : face à ceux qui agissent pour la révélation de la Grande Vérité, il y a les forces armées du pouvoir et de la suprématie humaine …

Parmi les acteurs qui servent formidablement bien le propos de Steven Spielberg, avec une puissance dramatique contenue et maîtrisée, Emily Blunt (qu’on vient de voir dans « Le Diable s’habille en Prada, 2 » face à Meryl Streep) irradie une mise en scène grandiose et fascinante, en éclairant magnifiquement ce message si cher à Spielberg : « Il ne faut pas avoir peur de l’inconnu ».

« A voix basse »

Ce troisième long métrage de la cinéaste tunisienne Leyla Bouzid (qui nous avait beaucoup touché avec « Une histoire d’amour et de désir », 2021) raconte avec une délicate clairvoyance une famille tunisienne confrontée à ses contradictions sociales et affectives.

Lilia, la trentaine, qui vit et travaille à Paris, revient en Tunisie pour l’enterrement de son oncle. Elle est accompagnée d’Alice, son amoureuse, qui séjournera discrètement à l’hôtel.

La famille en deuil est aussi ébranlée par le mystère de la mort de l’oncle qu’on a retrouvé mort chez lui complètement nu. L’enquête menée par la police révèle son homosexualité, ce qui est interdit en Tunisie.

Dans les comportements fuyants et les non-dits obstinés des femmes de sa famille, Lilia perçoit de la gêne, de la honte, un certain déni aussi … Elle cherche alors à mieux connaître la vie de cet oncle défunt …

Entre tradition et modernité » Leyla Bouzid cerne avec tendresse et respect celles qui entourent Lilia, qui ont vécu dans une sorte d’effacement, dans l’ombre d’hommes dont on parle peu. Elle en perçoit les failles et les difficultés de s’assumer pleinement, soumises à une éducation rigide et contraignante.

Loin de tout propos revendicateur, Leyla Bouzid établit néanmoins le droit à la liberté d’orientation sexuelle : celle de son oncle, alors rejetée par les siens et condamnée par une société conservatrice, celle de Lilia, à présent, source d’amour et d’épanouissement.  Il est ici question, fondamentalement, de conflit de culture et de société et de dignité humaine.

Leyla Bouzid tend à l’essentiel, avec douceur, sensibilité et une très sincère émotion.

                                                                                                               André CEUTERICK