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AWSR : les cyclomotoristes davantage à risque en été, une campagne vise les jeunes
Publié le 20 mai, 2026

Avec le retour des beaux jours, les cyclomotoristes sont de plus en plus nombreux sur les routes wallonnes. Mais cette hausse de fréquentation s’accompagne aussi d’un risque accru d’accidents. Face à ce constat, l’AWSR lance une nouvelle campagne de sensibilisation baptisée « La route n’est pas un jeu », ciblant principalement les jeunes conducteurs.

Des jeunes particulièrement exposés

Le cyclomoteur, accessible dès l’âge de 16 ans, constitue souvent un premier moyen de déplacement autonome. Pourtant, il reste un mode de transport particulièrement vulnérable. À distance égale parcourue, un usager de deux-roues motorisé présente un risque d’être gravement blessé ou tué 19 fois plus élevé qu’un automobiliste en cas d’accident.

Selon le bilan provisoire 2025, 680 accidents impliquant un cyclomoteur ont été enregistrés en Wallonie, causant 7 décès et près de 700 blessés. Les jeunes sont particulièrement concernés : 46 % des victimes ont moins de 24 ans, tandis que 15 % ont moins de 18 ans. Dans plus de huit cas sur dix, il s’agit de jeunes hommes.

L’été, une période plus dangereuse

Les statistiques montrent une hausse importante des accidents lorsque les conditions météo sont favorables. Près de deux tiers des accidents surviennent entre avril et octobre, avec un pic en été : 39 % des accidents sont recensés entre juin et septembre.

Autre constat : 62 % des accidents concernent des cyclomoteurs de catégorie A, ces véhicules accessibles sans permis et limités à 25 km/h.

Débridage : un faux sentiment de sécurité

L’AWSR pointe aussi le phénomène du débridage, qui pousse certains cyclomoteurs à atteindre des vitesses parfois supérieures à 100 km/h.

Un danger souvent sous-estimé. Ces véhicules ne sont pas conçus pour rouler à de telles vitesses : stabilité réduite, distances de freinage allongées et gravité accrue des blessures en cas d’accident. La vitesse peut également surprendre les autres usagers, qui n’anticipent pas l’arrivée rapide d’un cyclomotoriste.

En Wallonie, près d’un accident sur trois impliquant un cyclomoteur est un accident “seul en cause”, un indicateur qui suggère un lien fréquent avec la perte de contrôle ou une vitesse excessive.

« La route n’est pas un jeu »

Pour sensibiliser les jeunes, la nouvelle campagne de l’AWSR joue sur un parallèle avec les jeux vidéo : contrairement au virtuel, sur la route, il n’y a pas plusieurs vies.

À travers des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, l’agence rappelle plusieurs règles essentielles : porter un casque et des équipements adaptés, modérer sa vitesse, rester visible, signaler ses intentions et respecter les règles liées au transport de passagers — interdit avant 18 ans.

L’AWSR rappelle aussi aux automobilistes leur rôle dans le partage de la route : dans 59 % des accidents impliquant un cyclomotoriste, une voiture est également concernée, et dans près de 80 % des cas, les conducteurs déclarent ne pas avoir vu le deux-roues. Une vigilance accrue aux angles morts peut éviter de nombreux drames.

AWSR : les cyclomotoristes davantage à risque en été, une campagne vise les jeunes
Publié le 20 mai, 2026

Avec le retour des beaux jours, les cyclomotoristes sont de plus en plus nombreux sur les routes wallonnes. Mais cette hausse de fréquentation s’accompagne aussi d’un risque accru d’accidents. Face à ce constat, l’AWSR lance une nouvelle campagne de sensibilisation baptisée « La route n’est pas un jeu », ciblant principalement les jeunes conducteurs.

Des jeunes particulièrement exposés

Le cyclomoteur, accessible dès l’âge de 16 ans, constitue souvent un premier moyen de déplacement autonome. Pourtant, il reste un mode de transport particulièrement vulnérable. À distance égale parcourue, un usager de deux-roues motorisé présente un risque d’être gravement blessé ou tué 19 fois plus élevé qu’un automobiliste en cas d’accident.

Selon le bilan provisoire 2025, 680 accidents impliquant un cyclomoteur ont été enregistrés en Wallonie, causant 7 décès et près de 700 blessés. Les jeunes sont particulièrement concernés : 46 % des victimes ont moins de 24 ans, tandis que 15 % ont moins de 18 ans. Dans plus de huit cas sur dix, il s’agit de jeunes hommes.

L’été, une période plus dangereuse

Les statistiques montrent une hausse importante des accidents lorsque les conditions météo sont favorables. Près de deux tiers des accidents surviennent entre avril et octobre, avec un pic en été : 39 % des accidents sont recensés entre juin et septembre.

Autre constat : 62 % des accidents concernent des cyclomoteurs de catégorie A, ces véhicules accessibles sans permis et limités à 25 km/h.

Débridage : un faux sentiment de sécurité

L’AWSR pointe aussi le phénomène du débridage, qui pousse certains cyclomoteurs à atteindre des vitesses parfois supérieures à 100 km/h.

Un danger souvent sous-estimé. Ces véhicules ne sont pas conçus pour rouler à de telles vitesses : stabilité réduite, distances de freinage allongées et gravité accrue des blessures en cas d’accident. La vitesse peut également surprendre les autres usagers, qui n’anticipent pas l’arrivée rapide d’un cyclomotoriste.

En Wallonie, près d’un accident sur trois impliquant un cyclomoteur est un accident “seul en cause”, un indicateur qui suggère un lien fréquent avec la perte de contrôle ou une vitesse excessive.

« La route n’est pas un jeu »

Pour sensibiliser les jeunes, la nouvelle campagne de l’AWSR joue sur un parallèle avec les jeux vidéo : contrairement au virtuel, sur la route, il n’y a pas plusieurs vies.

À travers des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, l’agence rappelle plusieurs règles essentielles : porter un casque et des équipements adaptés, modérer sa vitesse, rester visible, signaler ses intentions et respecter les règles liées au transport de passagers — interdit avant 18 ans.

L’AWSR rappelle aussi aux automobilistes leur rôle dans le partage de la route : dans 59 % des accidents impliquant un cyclomotoriste, une voiture est également concernée, et dans près de 80 % des cas, les conducteurs déclarent ne pas avoir vu le deux-roues. Une vigilance accrue aux angles morts peut éviter de nombreux drames.