En Belgique, l’hypertension artérielle recule lentement dans l’ombre, mais elle reste un enjeu sanitaire majeur. Si le dépistage progresse et permet de mieux identifier les patients à risque, des millions de Belges vivent encore avec une tension trop élevée, parfois sans le savoir. À l’occasion du mois mondial de l’hypertension, onze hôpitaux du pays proposeront en mai un dépistage gratuit et sans rendez-vous.
Selon les dernières estimations, 3,6 millions de Belges, soit plus d’un tiers de la population adulte, souffrent d’hypertension. Les hommes sont davantage touchés que les femmes : 45 % contre 37 %.
Pendant des décennies, la prise en charge de l’hypertension reposait sur ce que les spécialistes appelaient la « règle des moitiés » : seule la moitié des personnes hypertendues étaient diagnostiquées, parmi lesquelles seule la moitié recevait un traitement, et enfin seule la moitié de ces patients étaient réellement contrôlés.
Cette réalité n’est aujourd’hui plus d’actualité en Belgique. Les données issues des campagnes nationales May Measurement Month, publiées récemment dans la revue scientifique Blood Pressure, montrent une amélioration importante du dépistage. Désormais, un patient hypertendu sur trois ignore encore sa maladie, contre un sur deux il y a quelques décennies.
Un progrès encourageant, mais loin d’être suffisant.
Souvent qualifiée de « tueur silencieux », l’hypertension évolue généralement sans symptôme visible. Pourtant, elle augmente fortement le risque d’infarctus, d’AVC, d’insuffisance cardiaque ou rénale.
Le problème ne réside plus uniquement dans le diagnostic. Aujourd’hui, 25 % des patients hypertendus ne sont pas traités, tandis que 42 % présentent une tension insuffisamment contrôlée, malgré une prise en charge.
« L’hypertension reste une maladie silencieuse : une proportion importante de patients ignore encore qu’elle en est atteinte », rappelle le professeur Philippe van de Borne, cardiologue à l’hôpital Erasme à Bruxelles. « Ce qui est particulièrement préoccupant aujourd’hui, c’est son apparition de plus en plus précoce. »
Longtemps associée au vieillissement, l’hypertension concerne désormais aussi les enfants, adolescents et jeunes adultes.
En cause : des habitudes de vie qui favorisent les facteurs de risque — sédentarité, alimentation déséquilibrée, surpoids, stress, excès de sel, alcool ou tabac.
Une récente méta-analyse publiée dans The Lancet, portant sur plus de 440.000 enfants dans 21 pays, montre que la prévalence de l’hypertension chez les moins de 19 ans a presque doublé en vingt ans, passant de 3,2 % à plus de 6,2 %.
Les enfants souffrant d’obésité sont particulièrement exposés : près d’un sur cinq présente déjà une hypertension, contre moins de 3 % chez les enfants de poids normal.
Pour le docteur Bertrand Falque, cardiologue au CHR de Huy, cette évolution est préoccupante : « Nous observons effectivement une augmentation des cas chez des patients de plus en plus jeunes. Cela expose ces personnes à des complications cardiovasculaires sur une durée beaucoup plus longue. »
Face à cette réalité, les spécialistes insistent sur un message simple : faire contrôler sa tension régulièrement, même en l’absence de symptômes.
« Mesurer sa tension est un geste simple qui peut prévenir des complications graves comme l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral », souligne le professeur van de Borne.
La prévention passe également par des habitudes de vie plus saines : pratiquer une activité physique régulière, limiter le sel, maintenir un poids équilibré et éviter le tabac.
Dans le cadre du May Measurement Month, onze hôpitaux belges participent à une campagne nationale de dépistage gratuit de l’hypertension tout au long du mois de mai.
L’objectif : mieux comprendre la réalité belge, identifier les patients à risque et renforcer la prévention cardiovasculaire.
Parmi les établissements participants figurent notamment les Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles, le CHU de Liège, le CHU Brugmann, l’UZ Leuven, le CHR Hutois ou encore l’Hôpital Erasme.
Un geste rapide, gratuit et indolore, qui pourrait permettre de détecter un problème de santé avant l’apparition de complications graves.
En Belgique, l’hypertension artérielle recule lentement dans l’ombre, mais elle reste un enjeu sanitaire majeur. Si le dépistage progresse et permet de mieux identifier les patients à risque, des millions de Belges vivent encore avec une tension trop élevée, parfois sans le savoir. À l’occasion du mois mondial de l’hypertension, onze hôpitaux du pays proposeront en mai un dépistage gratuit et sans rendez-vous.
Selon les dernières estimations, 3,6 millions de Belges, soit plus d’un tiers de la population adulte, souffrent d’hypertension. Les hommes sont davantage touchés que les femmes : 45 % contre 37 %.
Pendant des décennies, la prise en charge de l’hypertension reposait sur ce que les spécialistes appelaient la « règle des moitiés » : seule la moitié des personnes hypertendues étaient diagnostiquées, parmi lesquelles seule la moitié recevait un traitement, et enfin seule la moitié de ces patients étaient réellement contrôlés.
Cette réalité n’est aujourd’hui plus d’actualité en Belgique. Les données issues des campagnes nationales May Measurement Month, publiées récemment dans la revue scientifique Blood Pressure, montrent une amélioration importante du dépistage. Désormais, un patient hypertendu sur trois ignore encore sa maladie, contre un sur deux il y a quelques décennies.
Un progrès encourageant, mais loin d’être suffisant.
Souvent qualifiée de « tueur silencieux », l’hypertension évolue généralement sans symptôme visible. Pourtant, elle augmente fortement le risque d’infarctus, d’AVC, d’insuffisance cardiaque ou rénale.
Le problème ne réside plus uniquement dans le diagnostic. Aujourd’hui, 25 % des patients hypertendus ne sont pas traités, tandis que 42 % présentent une tension insuffisamment contrôlée, malgré une prise en charge.
« L’hypertension reste une maladie silencieuse : une proportion importante de patients ignore encore qu’elle en est atteinte », rappelle le professeur Philippe van de Borne, cardiologue à l’hôpital Erasme à Bruxelles. « Ce qui est particulièrement préoccupant aujourd’hui, c’est son apparition de plus en plus précoce. »
Longtemps associée au vieillissement, l’hypertension concerne désormais aussi les enfants, adolescents et jeunes adultes.
En cause : des habitudes de vie qui favorisent les facteurs de risque — sédentarité, alimentation déséquilibrée, surpoids, stress, excès de sel, alcool ou tabac.
Une récente méta-analyse publiée dans The Lancet, portant sur plus de 440.000 enfants dans 21 pays, montre que la prévalence de l’hypertension chez les moins de 19 ans a presque doublé en vingt ans, passant de 3,2 % à plus de 6,2 %.
Les enfants souffrant d’obésité sont particulièrement exposés : près d’un sur cinq présente déjà une hypertension, contre moins de 3 % chez les enfants de poids normal.
Pour le docteur Bertrand Falque, cardiologue au CHR de Huy, cette évolution est préoccupante : « Nous observons effectivement une augmentation des cas chez des patients de plus en plus jeunes. Cela expose ces personnes à des complications cardiovasculaires sur une durée beaucoup plus longue. »
Face à cette réalité, les spécialistes insistent sur un message simple : faire contrôler sa tension régulièrement, même en l’absence de symptômes.
« Mesurer sa tension est un geste simple qui peut prévenir des complications graves comme l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral », souligne le professeur van de Borne.
La prévention passe également par des habitudes de vie plus saines : pratiquer une activité physique régulière, limiter le sel, maintenir un poids équilibré et éviter le tabac.
Dans le cadre du May Measurement Month, onze hôpitaux belges participent à une campagne nationale de dépistage gratuit de l’hypertension tout au long du mois de mai.
L’objectif : mieux comprendre la réalité belge, identifier les patients à risque et renforcer la prévention cardiovasculaire.
Parmi les établissements participants figurent notamment les Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles, le CHU de Liège, le CHU Brugmann, l’UZ Leuven, le CHR Hutois ou encore l’Hôpital Erasme.
Un geste rapide, gratuit et indolore, qui pourrait permettre de détecter un problème de santé avant l’apparition de complications graves.