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Voici pourquoi le prix du diesel augmente plus que celui de l’essence !
Publié le 27 mars, 2026

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du carburant flambe. Avec une augmentation d’une vingtaine de centimes pour l’essence et de plus de quarante centimes pour le diesel depuis le 28 février, date du début de l’offensive en Iran, l’augmentation des prix est forte, mais inégale. Voici pourquoi.

Pour comprendre le phénomène, nous avons interrogé Vincent Orts, porte-parole de la BRAFCO, L’asbl Fédération Belge des Négociants en combustibles et carburants.

Avant de répondre à la question, il est intéressant de comprendre comment est calculé le prix du carburant à la pompe en Belgique.

Concrètement, c’est le SPF Économie qui, sur la base de plusieurs variables liées au cours du carburant et du dollar, fixe le prix maximal autorisé à afficher à la pompe. Le SPF établit donc un contrat-programme que doivent respecter les fournisseurs de carburant.

Pourtant, le diesel connaît une plus forte augmentation que l’essence. Là encore, il y a une explication.

Le diesel est donc plus cher parce que la Belgique en consomme davantage. En période de crise surtout, le pays doit en importer plus que l’essence, ce qui entraîne une hausse plus importante du prix du diesel à la pompe.

Alors que les prix flambent, la Belgique fait mieux que ses voisins. Aux Pays-Bas, par exemple, le diesel et l’essence atteignent 2,50 euros par litre. En France, le carburant est 10 centimes plus cher par litre, et en Allemagne, c’est même 15 centimes de plus par litre. Seul le Luxembourg garde des prix plus bas, d’environ 15 centimes par litre en moyenne par rapport à la Belgique. Comment expliquer la bonne position de la Belgique ? Écoutons Vincent Orts.

C’est donc grâce au SPF Économie, l’organe qui fixe le prix maximal à la pompe, que nous avons des tarifs plus bas. Le SPF utilise le « facteur K » afin de lisser les prix en cas de crise.

Seulement, ce calcul du SPF Économie met les fournisseurs de carburant dans une situation difficile.

Soit le fournisseur vend son carburant à perte, ce qui est interdit par la loi. Soit il doit le vendre au-delà du prix maximal autorisé par le SPF Économie, ce qui est également illégal. La BRAFCO a donc interpellé le gouvernement sur cette situation.

La BRAFCO aimerait que le prix fixé par le SPF Économie soit indicatif et non obligatoire, ce qui permettrait aux fournisseurs de carburant de ne plus être dans le dilemme de vendre à perte ou de vendre à des prix illégaux. Elle aimerait également que le calcul du SPF Finances soit fait sans le « facteur K » afin que les prix reflètent la valeur réelle du marché.

Enfin, Vincent Orts nous explique qu’il est difficile de prévoir le coût du carburant à long terme.

« Le prix du baril fait du yoyo. La baisse récente provient des déclarations du président américain en début de semaine, qui ont eu un impact sur le prix du baril et sur celui à la pompe. » Avec les démentis de l’Iran, le prix du baril remonte, et cette augmentation pourrait se répercuter à la pompe. « Mais ce qui est sûr, c’est que le président Trump n’est pas désireux de voir le prix du baril s’envoler. »

Crédit illustration: Freepik

KYLLIAN HALBOT

Voici pourquoi le prix du diesel augmente plus que celui de l’essence !
Publié le 27 mars, 2026

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du carburant flambe. Avec une augmentation d’une vingtaine de centimes pour l’essence et de plus de quarante centimes pour le diesel depuis le 28 février, date du début de l’offensive en Iran, l’augmentation des prix est forte, mais inégale. Voici pourquoi.

Pour comprendre le phénomène, nous avons interrogé Vincent Orts, porte-parole de la BRAFCO, L’asbl Fédération Belge des Négociants en combustibles et carburants.

Avant de répondre à la question, il est intéressant de comprendre comment est calculé le prix du carburant à la pompe en Belgique.

Concrètement, c’est le SPF Économie qui, sur la base de plusieurs variables liées au cours du carburant et du dollar, fixe le prix maximal autorisé à afficher à la pompe. Le SPF établit donc un contrat-programme que doivent respecter les fournisseurs de carburant.

Pourtant, le diesel connaît une plus forte augmentation que l’essence. Là encore, il y a une explication.

Le diesel est donc plus cher parce que la Belgique en consomme davantage. En période de crise surtout, le pays doit en importer plus que l’essence, ce qui entraîne une hausse plus importante du prix du diesel à la pompe.

Alors que les prix flambent, la Belgique fait mieux que ses voisins. Aux Pays-Bas, par exemple, le diesel et l’essence atteignent 2,50 euros par litre. En France, le carburant est 10 centimes plus cher par litre, et en Allemagne, c’est même 15 centimes de plus par litre. Seul le Luxembourg garde des prix plus bas, d’environ 15 centimes par litre en moyenne par rapport à la Belgique. Comment expliquer la bonne position de la Belgique ? Écoutons Vincent Orts.

C’est donc grâce au SPF Économie, l’organe qui fixe le prix maximal à la pompe, que nous avons des tarifs plus bas. Le SPF utilise le « facteur K » afin de lisser les prix en cas de crise.

Seulement, ce calcul du SPF Économie met les fournisseurs de carburant dans une situation difficile.

Soit le fournisseur vend son carburant à perte, ce qui est interdit par la loi. Soit il doit le vendre au-delà du prix maximal autorisé par le SPF Économie, ce qui est également illégal. La BRAFCO a donc interpellé le gouvernement sur cette situation.

La BRAFCO aimerait que le prix fixé par le SPF Économie soit indicatif et non obligatoire, ce qui permettrait aux fournisseurs de carburant de ne plus être dans le dilemme de vendre à perte ou de vendre à des prix illégaux. Elle aimerait également que le calcul du SPF Finances soit fait sans le « facteur K » afin que les prix reflètent la valeur réelle du marché.

Enfin, Vincent Orts nous explique qu’il est difficile de prévoir le coût du carburant à long terme.

« Le prix du baril fait du yoyo. La baisse récente provient des déclarations du président américain en début de semaine, qui ont eu un impact sur le prix du baril et sur celui à la pompe. » Avec les démentis de l’Iran, le prix du baril remonte, et cette augmentation pourrait se répercuter à la pompe. « Mais ce qui est sûr, c’est que le président Trump n’est pas désireux de voir le prix du baril s’envoler. »

Crédit illustration: Freepik

KYLLIAN HALBOT