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« Aucun autre choix » et « LOL 2.0 » à voir en salles !
Publié le 12 février, 2026

« LOL 2.0« 

17 ans après le film « Lol » qui a marqué une génération d’ados (comme à l’époque, le désormais classique « La Boum » de Claude Pinoteau, qui révéla Sophie Marceau), Lisa Azuelos y donne une suite, avec la complicité de Sophie Marceau qui retrouve le rôle de Anne, mais en centrant cette fois l’histoire sur Louise, la petite sœur de Lola, l’héroïne du premier film qui est partie vivre sous d’autres cieux.

Après une rupture brutale avec Marco, son compagnon de la première heure et associé dans un projet de start up, Louise retourne vivre chez sa mère Anne qui, depuis le départ de ses enfants vit en célibataire et veut se donner du temps pour elle.

Le retour de Louise bouscule ses nouvelles habitudes d’insouciance et de liberté. De plus, son fils Théo vient lui annoncer, dans la foulée qu’elle sera bientôt grand-mère !

Pour apaiser une cohabitation assez tendue et retrouver une certaine indépendance, Louise accepte un boulot de serveuse dans un petit resto dont Jules, le patron, ne lui sera pas indifférent …

Lisa Azuelos poursuit son exploitation de la jeunesse actuelle, en passant du petit monde des ados connectés à leur apprentissage de l’âge adulte, au cœur d’un espace numérique qu’ils intègrent et consomment pleinement.

Elle s’attache aux petites péripéties de la vie de Louise qui, à 25 ans, se désespère de « ne rien avoir encore fait de sa vie » et aux relations avec sa mère dont elle retrouve l’affection.  La réalisatrice suit, complémentairement, les nouvelles trajectoires de Anne (rapports toujours tendus avec son ex, aventures d’un soir sans lendemain, l’éveil d’une rencontre prometteuse, etc. …) surtout tracassée par un nouveau statut de future grand-mère …

Lisa Azuelos réalise une jolie comédie intergénérationnelle, légère, superficielle mais pleine d’allant et d’énergie, avec beaucoup d’empathie pour ses personnages, non seulement Anna et Louise mais aussi ceux qui viennent derrière elles, quelques bons seconds rôles.

Un film dans l’air du temps, sans prétention, plein de fraîcheur et de bons sentiments.

Avec Sophie Marceau, toujours étonnante de naturel et pleinement épanouie, Thaïs Alessandrin dans le rôle de Louise la fille de Lisa Azuelos, qui a participé à l’écriture du scénario et Alexandre Astier, Françoise Fabian, Vincent Elbaz, Victor Belmondo, …

« AUCUN AUTRE CHOIX « 

Le nouveau film du formidable réalisateur sud coréen Park Chan-Wook, à qui on doit notamment « Old Boy » (2003), « Je suis un cyborg » (2006), « Mademoiselle » (2016), « Décision to leave » (2022), autant de films majeurs primés dans les plus grands festivals internationaux.

Il adapte ici, 20 ans après Costa Gavras, le roman « Le couperet» de Donald E. Westlake, qui lui inspire une satire grinçante du monde de l’entreprise et d’un capitalisme de plus en plus aliénant.

You Man-su travaille pour une papeterie depuis 25 ans.  Son succès lui a permis de racheter la maison de son enfance, dans laquelle il vit avec son épouse, le fils adolescent de celle-ci et leur petite fille, prodige du violoncelle.

Les premières scènes du film donnent l’image d’une famille pleinement heureuse, affectivement et matériellement.  Mais un jour You Man-su est licencié, victime des nouvelles stratégies de modernisation et de compétitivité.

Malgré tous ses efforts pour retrouver un poste de son niveau de compétence, il doit se contenter, un an plus tard, d’un job alimentaire.

La maison est menacée de saisie et le bien être familial se trouve fragilisé.

Après un énième entretien d’embauche, il prend conscience qu’il doit être le meilleur candidat disponible.  Il identifie alors ses principaux rivaux et décide de les éliminer …

La déchéance sociale transforme ainsi le héros en un meurtrier occasionnel, maladroit, aventureux et inexpérimenté mais aussi radical et déterminé.  Cela donne lieu à des scènes rocambolesques et improbables, où se mêlent le suspense, le thriller et le … burlesque ! Avec ce sens de l’outrance, de la truculence et de la cruauté dans lesquelles Park Chan-Wook excelle.

Il casse systématiquement le rythme du film en alternant les scènes d’action, vives et brutales, les échanges personnalisés et les temps plus lents et plus doux où l’atmosphère prédomine.

Park Chan-Wook livre une mise en scène foisonnante, hétéroclite, avec des décors variés et originaux (les espaces de verdure, les maisons privées, l’usine automatisée, …) et joue à merveille sur les multiples facettes du personnage de You Man-su, énergiquement interprété par Lee Byung-Hun, l’une des stars du cinéma coréen.

                                                                                                          André CEUTERICK

« Aucun autre choix » et « LOL 2.0 » à voir en salles !
Publié le 12 février, 2026

« LOL 2.0« 

17 ans après le film « Lol » qui a marqué une génération d’ados (comme à l’époque, le désormais classique « La Boum » de Claude Pinoteau, qui révéla Sophie Marceau), Lisa Azuelos y donne une suite, avec la complicité de Sophie Marceau qui retrouve le rôle de Anne, mais en centrant cette fois l’histoire sur Louise, la petite sœur de Lola, l’héroïne du premier film qui est partie vivre sous d’autres cieux.

Après une rupture brutale avec Marco, son compagnon de la première heure et associé dans un projet de start up, Louise retourne vivre chez sa mère Anne qui, depuis le départ de ses enfants vit en célibataire et veut se donner du temps pour elle.

Le retour de Louise bouscule ses nouvelles habitudes d’insouciance et de liberté. De plus, son fils Théo vient lui annoncer, dans la foulée qu’elle sera bientôt grand-mère !

Pour apaiser une cohabitation assez tendue et retrouver une certaine indépendance, Louise accepte un boulot de serveuse dans un petit resto dont Jules, le patron, ne lui sera pas indifférent …

Lisa Azuelos poursuit son exploitation de la jeunesse actuelle, en passant du petit monde des ados connectés à leur apprentissage de l’âge adulte, au cœur d’un espace numérique qu’ils intègrent et consomment pleinement.

Elle s’attache aux petites péripéties de la vie de Louise qui, à 25 ans, se désespère de « ne rien avoir encore fait de sa vie » et aux relations avec sa mère dont elle retrouve l’affection.  La réalisatrice suit, complémentairement, les nouvelles trajectoires de Anne (rapports toujours tendus avec son ex, aventures d’un soir sans lendemain, l’éveil d’une rencontre prometteuse, etc. …) surtout tracassée par un nouveau statut de future grand-mère …

Lisa Azuelos réalise une jolie comédie intergénérationnelle, légère, superficielle mais pleine d’allant et d’énergie, avec beaucoup d’empathie pour ses personnages, non seulement Anna et Louise mais aussi ceux qui viennent derrière elles, quelques bons seconds rôles.

Un film dans l’air du temps, sans prétention, plein de fraîcheur et de bons sentiments.

Avec Sophie Marceau, toujours étonnante de naturel et pleinement épanouie, Thaïs Alessandrin dans le rôle de Louise la fille de Lisa Azuelos, qui a participé à l’écriture du scénario et Alexandre Astier, Françoise Fabian, Vincent Elbaz, Victor Belmondo, …

« AUCUN AUTRE CHOIX « 

Le nouveau film du formidable réalisateur sud coréen Park Chan-Wook, à qui on doit notamment « Old Boy » (2003), « Je suis un cyborg » (2006), « Mademoiselle » (2016), « Décision to leave » (2022), autant de films majeurs primés dans les plus grands festivals internationaux.

Il adapte ici, 20 ans après Costa Gavras, le roman « Le couperet» de Donald E. Westlake, qui lui inspire une satire grinçante du monde de l’entreprise et d’un capitalisme de plus en plus aliénant.

You Man-su travaille pour une papeterie depuis 25 ans.  Son succès lui a permis de racheter la maison de son enfance, dans laquelle il vit avec son épouse, le fils adolescent de celle-ci et leur petite fille, prodige du violoncelle.

Les premières scènes du film donnent l’image d’une famille pleinement heureuse, affectivement et matériellement.  Mais un jour You Man-su est licencié, victime des nouvelles stratégies de modernisation et de compétitivité.

Malgré tous ses efforts pour retrouver un poste de son niveau de compétence, il doit se contenter, un an plus tard, d’un job alimentaire.

La maison est menacée de saisie et le bien être familial se trouve fragilisé.

Après un énième entretien d’embauche, il prend conscience qu’il doit être le meilleur candidat disponible.  Il identifie alors ses principaux rivaux et décide de les éliminer …

La déchéance sociale transforme ainsi le héros en un meurtrier occasionnel, maladroit, aventureux et inexpérimenté mais aussi radical et déterminé.  Cela donne lieu à des scènes rocambolesques et improbables, où se mêlent le suspense, le thriller et le … burlesque ! Avec ce sens de l’outrance, de la truculence et de la cruauté dans lesquelles Park Chan-Wook excelle.

Il casse systématiquement le rythme du film en alternant les scènes d’action, vives et brutales, les échanges personnalisés et les temps plus lents et plus doux où l’atmosphère prédomine.

Park Chan-Wook livre une mise en scène foisonnante, hétéroclite, avec des décors variés et originaux (les espaces de verdure, les maisons privées, l’usine automatisée, …) et joue à merveille sur les multiples facettes du personnage de You Man-su, énergiquement interprété par Lee Byung-Hun, l’une des stars du cinéma coréen.

                                                                                                          André CEUTERICK