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De nouveaux films dans vos salles de cinéma : « Vie privée » et « Qui brille au combat »
Publié le 15 janvier, 2026

« VIE PRIVEE »

« Vie privée » est un film de genre et un film de stars : dans ce 6ème long métrage Rebecca Zlotowski (« Planetarium » en 2016, « Une fille facile » en 2019, « Les enfants des autres » en 2022) exerce sa force narrative et sa sensibilité intérieure pour construire un « psycho-thriller » où elle dirige avec souplesse et maîtrise Jodie Foster, Daniel Auteuil, Virginie Efira, Mathieu Amalric, Vincent Lacoste, …, l’un des plus beaux castings du cinéma français en 2025.

En maniant excellemment la langue de Voltaire, la merveilleuse Jodie Foster, joue ici le rôle de Lilian Steiner, une éminente psychiatre soudainement prise dans un tourbillon d’événement où se mêlent des petites histoires de famille et d’étranges péripéties liées à certains patients : un rapport tendu avec son fils, devenu père, à qui elle peine à exprimer son affection, une consultation chez son ex-mari ophtalmologue avec qui elle entretient de bonnes relations ; par ailleurs, il y a ce patient revendicatif qui a préféré l’hypnose à la psychanalyse et Paula, cette autre patiente dont elle apprend le suicide, à moins qu’elle n’ait été tuée par son mari Simon, comme le soupçonne Lilian.

Voilà un bel enchevêtrement à suspense qui entraîne l’héroïne dans une enquête policière aux relents psychologiques où, troublée par la mort de cette patiente, elle se fragilise aussi elle-même, au point de transgresser sa fonction de psychanalyste par une séance d’auto hypnose !

« Vie privée » est une comédie bien rythmée, élégante, intense, avec quelques habiles rebondissements et des retours en arrière pour mieux éclairer certaines situations présentes. Rebecca Zlotowski s’approprie efficacement les codes du genre thriller, tout en gardant son exigence narrative et sa finesse dans l’approche des caractères.  Le tout est bien orchestré, avec d’une part un jeu subtil sur les apparences et d’autres part, une enquête policière savoureusement trouble.  Un beau film mystérieux et passionnant..

«QUI BRILLE AU COMBAT»

Pour ce premier long métrage en tant que réalisatrice, l’actrice Joséphine Japy évoque un sujet autobiographique qui porte sur le handicap, en l’occurrence celui de sa jeune sœur neuro-atypique.

Gilles et Madeleine sont à la plage à Nice avec leurs deux filles, Marion,17 ans et Bertille, 15 ans.  Cette dernière manque de se noyer à cause d’une maladie dégénérative dont le diagnostic lui prédit une mort à brève échéance.

Tel est le contexte dans lequel vont évoluer les membres de cette famille aimante et solidaire.

D’abord Gilles qui, parfois tarde un peu à rentrer à la maison, puis Madeleine qui se dépense sans compter auprès de sa fille cadette, enfin Marion très attachée à se sœur mais qui commence à s’éveiller aux premières amours, entre un homme plus âgé qu’elle et un camarade de classe.

Joséphine Japy tente ainsi de représenter un personnage neuro-atypique dans son quotidien et celui de ses proches, avec des moments de joie et de partage mais aussi des tensions, des crises et une relative lassitude.

Le sujet est sensible, le propos généreux et l’émotion souvent à fleur de peau mais le scénario pêche par un manque de rigueur, notamment lié à cette bluette amoureuse entre l’ingénue Marion ou encore la mise en évidence d’un contexte social particulièrement aisé, deux éléments qui affaiblissent l’intensité dramatique du thème principal.

Dans ses premiers pas un peu hésitants en tant que réalisatrice, Joséphine Japy a pu compter sur la grande complicité et l’expérience éclairée de Mélanie Laurent pour qui elle avait tourné en tant que comédienne dans « Respire », il y a 10 ans.

Mélanie lui offre aussi une belle sensibilité dramatique en interprétant le rôle de cette mère pleine de tendresse, à la force tranquille mais parfois ébranlée par des situations plus conflictuelles.

André Ceuterick

De nouveaux films dans vos salles de cinéma : « Vie privée » et « Qui brille au combat »
Publié le 15 janvier, 2026

« VIE PRIVEE »

« Vie privée » est un film de genre et un film de stars : dans ce 6ème long métrage Rebecca Zlotowski (« Planetarium » en 2016, « Une fille facile » en 2019, « Les enfants des autres » en 2022) exerce sa force narrative et sa sensibilité intérieure pour construire un « psycho-thriller » où elle dirige avec souplesse et maîtrise Jodie Foster, Daniel Auteuil, Virginie Efira, Mathieu Amalric, Vincent Lacoste, …, l’un des plus beaux castings du cinéma français en 2025.

En maniant excellemment la langue de Voltaire, la merveilleuse Jodie Foster, joue ici le rôle de Lilian Steiner, une éminente psychiatre soudainement prise dans un tourbillon d’événement où se mêlent des petites histoires de famille et d’étranges péripéties liées à certains patients : un rapport tendu avec son fils, devenu père, à qui elle peine à exprimer son affection, une consultation chez son ex-mari ophtalmologue avec qui elle entretient de bonnes relations ; par ailleurs, il y a ce patient revendicatif qui a préféré l’hypnose à la psychanalyse et Paula, cette autre patiente dont elle apprend le suicide, à moins qu’elle n’ait été tuée par son mari Simon, comme le soupçonne Lilian.

Voilà un bel enchevêtrement à suspense qui entraîne l’héroïne dans une enquête policière aux relents psychologiques où, troublée par la mort de cette patiente, elle se fragilise aussi elle-même, au point de transgresser sa fonction de psychanalyste par une séance d’auto hypnose !

« Vie privée » est une comédie bien rythmée, élégante, intense, avec quelques habiles rebondissements et des retours en arrière pour mieux éclairer certaines situations présentes. Rebecca Zlotowski s’approprie efficacement les codes du genre thriller, tout en gardant son exigence narrative et sa finesse dans l’approche des caractères.  Le tout est bien orchestré, avec d’une part un jeu subtil sur les apparences et d’autres part, une enquête policière savoureusement trouble.  Un beau film mystérieux et passionnant..

«QUI BRILLE AU COMBAT»

Pour ce premier long métrage en tant que réalisatrice, l’actrice Joséphine Japy évoque un sujet autobiographique qui porte sur le handicap, en l’occurrence celui de sa jeune sœur neuro-atypique.

Gilles et Madeleine sont à la plage à Nice avec leurs deux filles, Marion,17 ans et Bertille, 15 ans.  Cette dernière manque de se noyer à cause d’une maladie dégénérative dont le diagnostic lui prédit une mort à brève échéance.

Tel est le contexte dans lequel vont évoluer les membres de cette famille aimante et solidaire.

D’abord Gilles qui, parfois tarde un peu à rentrer à la maison, puis Madeleine qui se dépense sans compter auprès de sa fille cadette, enfin Marion très attachée à se sœur mais qui commence à s’éveiller aux premières amours, entre un homme plus âgé qu’elle et un camarade de classe.

Joséphine Japy tente ainsi de représenter un personnage neuro-atypique dans son quotidien et celui de ses proches, avec des moments de joie et de partage mais aussi des tensions, des crises et une relative lassitude.

Le sujet est sensible, le propos généreux et l’émotion souvent à fleur de peau mais le scénario pêche par un manque de rigueur, notamment lié à cette bluette amoureuse entre l’ingénue Marion ou encore la mise en évidence d’un contexte social particulièrement aisé, deux éléments qui affaiblissent l’intensité dramatique du thème principal.

Dans ses premiers pas un peu hésitants en tant que réalisatrice, Joséphine Japy a pu compter sur la grande complicité et l’expérience éclairée de Mélanie Laurent pour qui elle avait tourné en tant que comédienne dans « Respire », il y a 10 ans.

Mélanie lui offre aussi une belle sensibilité dramatique en interprétant le rôle de cette mère pleine de tendresse, à la force tranquille mais parfois ébranlée par des situations plus conflictuelles.

André Ceuterick