{"id":38914,"date":"2026-07-16T06:26:38","date_gmt":"2026-07-16T06:26:38","guid":{"rendered":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/?p=38914"},"modified":"2026-07-16T06:26:38","modified_gmt":"2026-07-16T06:26:38","slug":"lodyssee-et-moss-et-freud-deux-films-a-voir-au-cinema","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/?p=38914","title":{"rendered":"\u00ab L&rsquo;Odyss\u00e9e\u00bb et \u00ab Moss et Freud \u00bb, deux films \u00e0 voir au cin\u00e9ma"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>\u00ab&nbsp;L&rsquo;Odyss\u00e9e\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 donc la lecture flamboyante et \u00e9poustouflante de l&rsquo;Odyss\u00e9e d&rsquo;Hom\u00e8re par Christopher Nolan, le plus \u00e9tonnant d\u00e9miurge du cin\u00e9ma contemporain, \u00e0 qui on doit notamment \u00ab&nbsp;<strong>Oppenheimer&nbsp;\u00bb<\/strong> (2023), \u00ab&nbsp;<strong>Dunkerque<\/strong>&nbsp;\u00bb (2017), \u00ab&nbsp;<strong>Interstellar<\/strong>&nbsp;\u00bb (2014), \u00ab<strong>&nbsp;Inception&nbsp;<\/strong>\u00bb (2010) ou encore sa fameuse trilogie des Batman.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec \u00ab&nbsp;<strong>L&rsquo;Odyss\u00e9e&nbsp;<\/strong>\u00bb, il nous en met plein la vue, les oreilles, l&rsquo;esprit et le c\u0153ur, plein \u00e0 tous les niveaux, mais jamais trop, tant l&rsquo;ensemble constitue un formidable spectacle de cin\u00e9ma, puissant, harmonieux, fascinant, qui m\u00ealent les prouesses techniques et les relations humaines, les morceaux de bravoure et le drame int\u00e9rieur, la d\u00e9mesure formelle et la richesse narrative.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;histoire commence \u00e0 Ithaque, depuis pr\u00e8s de 20 ans, P\u00e9n\u00e9lope attend d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment le retour d&rsquo;Ulysse, son roi tant aim\u00e9 dont elle n&rsquo;a plus de nouvelles depuis si longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p>Au palais, il y a T\u00e9l\u00e9maque, leur fils qui pro-m\u00e9rite du tr\u00f4ne mais trop jeune encore, trop inexp\u00e9riment\u00e9, trop esseul\u00e9 aussi.&nbsp; L\u00e0-bas, les pr\u00e9tendants festoient all\u00e8grement en pressant la reine de choisir l&rsquo;un d&rsquo;entre eux pour remplacer Ulysse.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9cit se d\u00e9place 10 ans plus t\u00f4t pour exalter les exploits guerriers d&rsquo;Ulysse, le plus fort et le plus malin, lui qui con\u00e7oit la g\u00e9niale astuce de l&rsquo;offrande du cheval pour prendre la ville de Troie.<\/p>\n\n\n\n<p>En marge, quelques interm\u00e8des du fid\u00e8les Eum\u00e9e, le vieux porcher aveugle, qui anticipe les \u00e9v\u00e9nements et tente de pr\u00e9venir les drames.<\/p>\n\n\n\n<p>A Ithaque, T\u00e9l\u00e9maque, las de patience et d&rsquo;impuissance, d\u00e9cide d&rsquo;aller \u00e0 Sparte pour interroger M\u00e9n\u00e9los, le fr\u00e8re du tout puissant Agamemnon, sur la disparition de son p\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Une narration \u00e0 tiroirs, complexe, qui int\u00e8gre diff\u00e9rents parcours en des temps et des lieux \u00e9loign\u00e9s, que le destin fera finalement se rejoindre.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;essentiel porte sur le voyage du retour d&rsquo;Ulysse, aux multiples dangers, aux batailles sanglantes, aux errances infinies, un p\u00e9riple fantastique et d\u00e9mentiel, dont Christophe Nolan tire des sc\u00e8nes extraordinaires qui renvoient directement \u00e0 des \u00e9pisodes de la grande \u00e9pop\u00e9e mythologique et \u00e0 ses fabuleux personnages&nbsp;: le gigantesque cyclope, fils de Pos\u00e9idon, la mal\u00e9fique sorci\u00e8re Circ\u00e9, les perfides sir\u00e8nes enchanteresses et bien s\u00fbr, la divine nymphe Calypso.<\/p>\n\n\n\n<p>Le casting est \u00e0 l&rsquo;aune de la dimension de l\u2019\u0153uvre, \u00e9blouissant et prestigieux. Matt Damon donne la pleine dimension physique mais aussi psychologique au personnage d&rsquo;Ulysse, puissant et h\u00e9ro\u00efque, la barbe grisonnante et d\u00e9cennale qui marque le temps, mais aussi tortur\u00e9 par l&rsquo;orgueil et la culpabilit\u00e9, qui affronte les dieux ou s&rsquo;accorde avec la protectrice Ath\u00e9na (Zendaya)&nbsp;; Anne Hathaway qui, de la fashion week milanaise du \u00ab&nbsp;<strong>Diable<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>s&rsquo;habille<\/strong> <strong>en Prada 2<\/strong>&nbsp;\u00bb, a fait le grand saut dans les temps antiques, pour \u00eatre la sensible, gracieuse et obstin\u00e9e P\u00e9n\u00e9lope&nbsp;; Tom Holland dans le r\u00f4le du jeune et t\u00e9m\u00e9raire&nbsp; T\u00e9l\u00e9maque (qu&rsquo;on retrouvera tr\u00e8s vite dans le prochain \u00ab&nbsp;<strong>Spiderman<\/strong>&nbsp;\u00bb) et encore Robert Pattinson&nbsp;; Chalize Th\u00e9ron, Lupito Nyong&rsquo;o, Samantha Morton, &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Avec Ulysse, Christophe Nolan d\u00e9fie les dieux du cin\u00e9ma.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Moss et Freud&nbsp;\u00bb<\/strong><strong> <\/strong>&nbsp;de James Lucas<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Moss, c&rsquo;est elle, Kate Moss, le top model star des ann\u00e9es 2000&nbsp;; Freud, c&rsquo;est lui, Lucian Freud, l&rsquo;un des meilleurs peintres du 20\u00e8me si\u00e8cle, le petit fils de Sigmund Freud.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Deux personnalit\u00e9s incompatibles, deux univers que tout oppose&nbsp;: le glamour, le clinquant, la gloire et la fortune, d&rsquo;une part, la cr\u00e9ation artistique, la recherche du vrai et du beau par la peinture, d&rsquo;autre part.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, un jour, il accepte de la peindre&nbsp;: ces deux l\u00e0 se rencontrent, s&rsquo;apprivoisent, se r\u00e9v\u00e8lent l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre, deviennent des confidents de leur propre vie.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Hors de la fr\u00e9n\u00e9sie de la mode, toute de f\u00eates, de champagne et d&rsquo;envol\u00e9es artificielles, la diva des d\u00e9fil\u00e9s trouve une forme de lib\u00e9ration d&rsquo;elle-m\u00eame et pr\u00eate son corps nu et son \u00e2me ouverte \u00e0 cet artiste exigeant, rigoureux, sans complaisance mais qui, lui aussi, peut exprimer sa part d&rsquo;ombre et de myst\u00e8re.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De cette histoire vraie, partiellement biographique, le r\u00e9alisateur James Lucas tire un tr\u00e8s beau film o\u00f9 deux personnages prennent une dimension insoup\u00e7onn\u00e9e, profond\u00e9ment humaine, d&rsquo;o\u00f9 se d\u00e9gagent de la sinc\u00e9rit\u00e9, du respect et une sorte de qu\u00eate de la v\u00e9rit\u00e9, \u00e0 la fois sur eux-m\u00eames et sur le monde.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>James Lucas joue sur les espaces et sur les lieux&nbsp;: de l&rsquo;atelier du peintre, huis clos intime et feutr\u00e9, il plonge dans la ville nocturne, Londres toute en lumi\u00e8res et en bruits, avec quelques clins d\u2019\u0153il un peu clash sur l&rsquo;effervescence mondaine de la mode.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Entre \u00e9clats de fantaisie et souvenirs personnels, les images d\u00e9filent, en ocre et clair obscur, soigneusement distill\u00e9es selon chaque moment de vie, dans une mise en sc\u00e8ne plut\u00f4t classique et sobre, d\u00e9licatement ma\u00eetris\u00e9e.<strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<strong>Moss et Freud&nbsp;<\/strong>\u00bb, laisse de Kate Moss, \u00e9clatante ic\u00f4ne de l&rsquo;imaginaire populaire, aux 127 couvertures du magazine Vogue, cette autre vision d&rsquo;une femme sensible, attachante, d&rsquo;une belle int\u00e9riorit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;L&rsquo;Odyss\u00e9e\u00bb Voil\u00e0 donc la lecture flamboyante et \u00e9poustouflante de l&rsquo;Odyss\u00e9e d&rsquo;Hom\u00e8re par Christopher Nolan, le plus \u00e9tonnant d\u00e9miurge du cin\u00e9ma contemporain, \u00e0 qui on doit notamment \u00ab&nbsp;Oppenheimer&nbsp;\u00bb (2023), \u00ab&nbsp;Dunkerque&nbsp;\u00bb (2017), \u00ab&nbsp;Interstellar&nbsp;\u00bb (2014), \u00ab&nbsp;Inception&nbsp;\u00bb (2010) ou encore sa fameuse trilogie des Batman. Avec \u00ab&nbsp;L&rsquo;Odyss\u00e9e&nbsp;\u00bb, il nous en met plein la vue, les oreilles, l&rsquo;esprit et le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":38915,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-38914","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-infos"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38914","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=38914"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38914\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":38916,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38914\/revisions\/38916"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/38915"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=38914"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=38914"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=38914"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}