{"id":37840,"date":"2026-05-11T09:41:30","date_gmt":"2026-05-11T09:41:30","guid":{"rendered":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/?p=37840"},"modified":"2026-05-11T09:41:30","modified_gmt":"2026-05-11T09:41:30","slug":"vivaldi-et-moi-la-primavera-et-love-me-tender-a-decouvrir-dans-les-salles-de-cinema","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/?p=37840","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Vivaldi et moi (La Primavera)\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Love me tender\u00a0\u00bb \u00e0 d\u00e9couvrir dans les salles de cin\u00e9ma !"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>\u00abVivaldi et moi\u00bb (La Primavera)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<strong>La Primavera<\/strong>&nbsp;\u00bb (le Printemps) est le titre original (et symboliquement plus pertinent) de ce premier film de Damiano Michieletto, un metteur en sc\u00e8ne lyrique r\u00e9put\u00e9 qui a mont\u00e9 de c\u00e9l\u00e8bres op\u00e9ras sur les plus grandes sc\u00e8nes d&rsquo;Europe et \u00e0 qui on doit aussi la somptueuse c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;ouverture des Jeux Olympiques d&rsquo;hiver de Milano-Cortina, au d\u00e9but de cette ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce premier essai cin\u00e9matographique \u2013 peut-\u00eatre un coup de ma\u00eetre \u2013 il adapte librement le roman \u00ab<strong>&nbsp;Stabat Mater&nbsp;<\/strong>\u00bb de Tiziano Scarpa (2009) pour raconter l&rsquo;histoire de C\u00e9cilia, une jeune violoniste qui rencontre Antonio Vivaldi \u00e0 qui le cin\u00e9aste rend un d\u00e9licat hommage.<\/p>\n\n\n\n<p>A Venise, en 1716, C\u00e9cilia fait partie de ces jeunes orphelines que l&rsquo;Ospedale della Piet\u00e0 recueille et forme \u00e0 la musique. Le dimanche, les filles jouent \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise dissimul\u00e9es derri\u00e8re une grille, pour les riches m\u00e9c\u00e8nes.<\/p>\n\n\n\n<p>La nuit, C\u00e9cilia \u00e9crit en cachette \u00e0 cette m\u00e8re inconnue qu&rsquo;elle r\u00eave de trouver un jour.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Ospedale engage un nouveau maestro, Antonio Vivaldi qui rep\u00e8re le temp\u00e9rament inspir\u00e9 de C\u00e9cilia et la nomme premier violon.<\/p>\n\n\n\n<p>De sant\u00e9 fragile, par ailleurs pr\u00eatre de son \u00e9tat, Vivaldi insuffle un nouvel \u00e9lan \u00e0 l&rsquo;orchestre qui commence \u00e0 se produire \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, lors de f\u00eates de la noblesse.&nbsp; C\u00e9cilia s&rsquo;enthousiasme mais elle sait ces moments de bonheur tr\u00e8s \u00e9ph\u00e9m\u00e8res car elle a \u00e9t\u00e9 promise en mariage \u00e0 un officier qui va bient\u00f4t rentrer de la guerre, ce qui signifie pour elle l&rsquo;arr\u00eat de la musique &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Damiano Michieletto r\u00e9alise une mise en sc\u00e8ne d&rsquo;un parfait classicisme, brillante, \u00e9l\u00e9gante, avec des d\u00e9cors et des costumes soigneusement restitu\u00e9s et une remarquable direction photo.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec une telle excellence artistique, il aurait pu produire une \u0153uvre fastueuse et grandiloquente.&nbsp; Il a pourtant pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 le romanesque intimiste, feutr\u00e9, raffin\u00e9 o\u00f9 il s&rsquo;attache aux \u00e9motions que d\u00e9gagent les personnages, les dialogues entre Vivaldi et&nbsp; C\u00e9cilia, les notes de musique, voire quelques rais de lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>De ces destins crois\u00e9s d&rsquo;une apprentie virtuose et d&rsquo;un ma\u00eetre de musique, on retiendra des fragments biographiques d&rsquo;Antonio Vivaldi, g\u00e9nie alors m\u00e9connu, alors que \u00ab&nbsp;<strong>Les 4 saisons&nbsp;<\/strong>\u00bb furent \u00e9crites \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode que celles du film, qui mourut dans l&rsquo;oubli et la pauvret\u00e9 et le grand d\u00e9fi d&rsquo;une jeune fille abandonn\u00e9e et contrainte, qui refuse le joug d&rsquo;un riche mariage arrang\u00e9 et s&rsquo;affranchit par la musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi \u00ab&nbsp;<strong>La Primavera&nbsp;<\/strong>\u00bb de Damiano Michieletto enchante par sa gr\u00e2ce artistique, sa noblesse de coeur et d&rsquo;esprit et sa grande humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Love me tender&nbsp;\u00bb<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Anna Cazenave Cambet adapte le roman \u00e9ponyme de Constance Debr\u00e9, publi\u00e9 en 2020, \u00e0 forte connotation autobiographique, o\u00f9 une m\u00e8re risque de perdre tout droit de garde voire de visite de son fils, en assumant son homosexualit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Cl\u00e9mence, ancienne avocate devenue \u00e9crivaine, a \u00e9galement chang\u00e9 de vie priv\u00e9e et affective.&nbsp; S\u00e9par\u00e9e de son mari Laurent depuis 3 ans, elle lui annonce qu&rsquo;elle a des histoires d&rsquo;amour avec des femmes.&nbsp; Pendant plusieurs mois, Paul, leur fils de 8 ans, ne veut pas la voir, sans doute conditionn\u00e9 par son p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur base d&rsquo;une fallacieuse accusation d&rsquo;inceste, on lui retire son autorit\u00e9 parentale.&nbsp; La proc\u00e9dure judiciaire s&rsquo;annonce longue et compliqu\u00e9e. Cl\u00e9mence tente de faire face &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;un logement provisoire \u00e0 l&rsquo;autre, entre deux aventures sans lendemain, en difficult\u00e9 pour achever sont livre auto fictionnel, Cl\u00e9mence se fragilise toujours un peu plus et d\u00e9p\u00e9rit, psychologiquement et physiquement.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9alisatrice s&rsquo;attache exclusivement au parcours de Cl\u00e9mence dont elle produit un portrait \u00e0 la fois complexe et attachant, enrichi par le recours \u00e0 la voix off de la protagoniste pour lire les lettres qu&rsquo;elle \u00e9crit \u00e0 son fils (et qu&rsquo;elle n&rsquo;envoie jamais) et pour exprimer quelques pens\u00e9es int\u00e9rieures.<\/p>\n\n\n\n<p>La situation de Cl\u00e9mence se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 quelques br\u00fblants sujets de soci\u00e9t\u00e9&nbsp;: la discrimination de genre, l&rsquo;ali\u00e9nation du droit parental, les dommages psychologiques et moraux engendr\u00e9s par une justice partisane, l&#8217;emprise du p\u00e8re sur le comportement et le mental de l&rsquo;enfant (dont l&rsquo;attachement \u00e0 la m\u00e8re semble parfois fluctuant), etc.&nbsp;&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui domine aussi, c&rsquo;est un sentiment d&rsquo;incompr\u00e9hension qui p\u00e8se sur Cl\u00e9mence&nbsp;: celle du mari\/p\u00e8re, bien s\u00fbr, celle de son propre p\u00e8re qui semble d\u00e9fendre Laurent, celle de certaines personnes de son entourage, celle d&rsquo;une ma\u00eetresse de passage, &#8230; ce qui rend le film plus \u00e2pre et plus dur, et r\u00e9voltant bien s\u00fbr&nbsp;&#8230; mais qui p\u00eache par un manque de contrepoint et d&rsquo;avis critique.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut mettre en exergue la magistrale interpr\u00e9tation de l&rsquo;actrice luxembourgeoise Vicky Krieps, sensible, bouleversante, qui se donne sans fard ni r\u00e9serve \u00e0 ce personnage.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Andr\u00e9 CEUTERICK<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abVivaldi et moi\u00bb (La Primavera) \u00ab&nbsp;La Primavera&nbsp;\u00bb (le Printemps) est le titre original (et symboliquement plus pertinent) de ce premier film de Damiano Michieletto, un metteur en sc\u00e8ne lyrique r\u00e9put\u00e9 qui a mont\u00e9 de c\u00e9l\u00e8bres op\u00e9ras sur les plus grandes sc\u00e8nes d&rsquo;Europe et \u00e0 qui on doit aussi la somptueuse c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;ouverture des Jeux Olympiques [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":37841,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-37840","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-infos"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/37840","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=37840"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/37840\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":37842,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/37840\/revisions\/37842"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/37841"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=37840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=37840"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=37840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}