{"id":37711,"date":"2026-04-27T08:37:18","date_gmt":"2026-04-27T08:37:18","guid":{"rendered":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/?p=37711"},"modified":"2026-04-27T08:37:18","modified_gmt":"2026-04-27T08:37:18","slug":"yellow-letters-et-michael-a-voir-au-cinema","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hainaut.sudradio.net\/?p=37711","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Yellow Letters\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Michael\u00a0\u00bb \u00e0 voir au cin\u00e9ma !"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>\u00abMichael\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je ne suis pas vraiment fan de Michael Jackson ni de l&rsquo;artiste, certes prodigieux, ni du personnage qu&rsquo;il s&rsquo;est finalement fa\u00e7onn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Force est quand m\u00eame de reconna\u00eetre que le film est impressionnant, voire passionnant en certains endroits.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce biopic consacr\u00e9 \u00e0 Michael Jackson, de sa prime enfance au grand concert de Londres en 1988 (ceci a toute son importance car certaines chroniques \u00e9voquent un biopic sur la vie et la carri\u00e8re de la star), Antoine Fuqua (\u00ab&nbsp;Equalizer&nbsp;\u00bb 1, 2,3 \u2013 2014, 2018, 2023) d\u00e9montre un double savoir faire dans le traitement de ce sujet en alternant les sc\u00e8nes priv\u00e9es, plus intimes, et les s\u00e9quences de grand spectacle, formidable d\u00e9lire visuel et sonore.&nbsp; Il r\u00e9ussit ainsi \u00e0 \u00ab&nbsp;couvrir&nbsp;\u00bb les deux facettes essentielles de la personnalit\u00e9 tr\u00e8s particuli\u00e8re de Michael Jackson&nbsp;: l&rsquo;\u00eatre \u00ab&nbsp;diff\u00e9rent&nbsp;\u00bb, sensible, plein de na\u00efvet\u00e9 et d\u2019innocence, qui vit dans sa \u00ab&nbsp;bulle&nbsp;\u00bb et s&rsquo;attache aux animaux de toutes esp\u00e8ces et aux enfants malades et le surdou\u00e9 de la musique et du chant, intuitif, cr\u00e9atif, d\u00e9bordant d&rsquo;imagination, une \u00ab&nbsp;b\u00eate de sc\u00e8ne&nbsp;\u00bb qui veut devenir la plus grande star du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Visuellement, c&rsquo;est un film d&rsquo;une puissance extraordinaire, avec quelques grandes sc\u00e8nes de concerts, acclam\u00e9es par une foule hyst\u00e9rique&nbsp;; narrativement, c&rsquo;est l&rsquo;histoire touchante d&rsquo;un enfant qui n&rsquo;a, en lui-m\u00eame, jamais grandi, victime de la pers\u00e9cution d&rsquo;un p\u00e8re dominateur et m\u00e9galomane, port\u00e9 par ses propres ambitions de richesse et de gloire, anim\u00e9 par cette in\u00e9branlable obsession du \u00ab&nbsp;r\u00e8gne familial&nbsp;\u00bb des Jackson Five, bridant syst\u00e9matiquement Michael, en qu\u00eate d&rsquo;une tr\u00e8s l\u00e9gitime carri\u00e8re solo.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le r\u00f4le titre, Jaafar Jackson, le fils de Jermaine, l&rsquo;un des fr\u00e8res de Michael, n\u00e9ophyte au cin\u00e9ma mais baign\u00e9 d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge dans l&rsquo;univers musical des siens est bluffant de mim\u00e9tisme avec son oncle dont il reproduit d&rsquo;une mani\u00e8re incroyable, la gestuelle, l&rsquo;\u00e9nergie et la v\u00e9h\u00e9mence artistique.&nbsp; Il parvient aussi&nbsp; \u00e0 en communiquer la douce humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Certaine controverses sont d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0 li\u00e9es au fait que le film ait \u00e9t\u00e9 produit avec la famille de la star, ce qui implique l&rsquo;\u00e9dulcoration de certains aspects plus sombres et peu reluisants.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici, on \u00e9voque m\u00eame des \u00e9l\u00e9ments sp\u00e9cifiquement occult\u00e9s, comme des agressions sexuelles sur mineur ou encore diverses actions en justices.<\/p>\n\n\n\n<p>Reste un film extr\u00eamement plaisant \u00e0 voir et &#8230; \u00e0 entendre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Yellow letters\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce film du r\u00e9alisateur germano-turc Ilker Catak a re\u00e7u l&rsquo;Ours d&rsquo;Or au dernier festival de Berlin qui valorisait ainsi son engagement politique.<\/p>\n\n\n\n<p>De fait, puisqu&rsquo;il constitue une critique claire et frontale de l&rsquo;autoritarisme du tout puissant Erdogan en Turquie.<\/p>\n\n\n\n<p>Aziz, professeur de th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d\u2019\u00c9tat de Ankara et dramaturge consid\u00e9r\u00e9 vit avec Derya, une vedette de la sc\u00e8ne et leur fille Ezgi, une adolescente au caract\u00e8re bien tremp\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans \u00eatre des activistes politiques, ils soutiennent les manifestations et mouvements sociaux et s&rsquo;expriment librement. Un jour, ils re\u00e7oivent la \u00ab&nbsp;lettre jaune&nbsp;\u00bb signifiant l&rsquo;interdiction d&rsquo;enseigner et de faire du th\u00e9\u00e2tre. Ils doivent alors retourner vivre \u00e0 Istanbul, chez la m\u00e8re d&rsquo;Aziz.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Celui-ci travaille comme chauffeur de taxi&nbsp;; Derya tente de nouveaux castings mais tous deux restent ancr\u00e9s dans leurs convictions premi\u00e8res de libert\u00e9 d\u00e9mocratique.<\/p>\n\n\n\n<p>Ilker Catak \u00e9vite le pi\u00e8ge du film militant et de propagande pour suivre le parcours de deux intellectuels pris dans la tourmente d&rsquo;un pouvoir directorial qui d&rsquo;un jour \u00e0 l&rsquo;autre, compromettent leur existence, \u00e9branlent leurs id\u00e9aux et menacent leurs carri\u00e8res.&nbsp; A ce niveau, le propos est clairement \u00e9tabli.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins les difficult\u00e9s de leur nouvelle vie quotidienne fragilisent le couple&nbsp;: Aziz et Derya se disputent sur l&rsquo;h\u00e9bergement prolong\u00e9 chez la grand-m\u00e8re et divergent sur leurs perspectives d&rsquo;avenir et leurs ambitions respectives.&nbsp; D\u00e8s lors, c&rsquo;est le conflit conjugal et familial qui prend le pas sur le reste.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sujet fait appel \u00e0 notre prise de conscience politique mais le film est aussi plaisant \u00e0 suivre gr\u00e2ce \u00e0 un sc\u00e9nario fluide, une mise en sc\u00e8ne sobre et soign\u00e9e et \u00e0 la juste interpr\u00e9tation de \u00d6zg\u00fc Namal et Tansu Bi\u00e7er.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Andr\u00e9 CEUTERICK<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abMichael\u00bb Je ne suis pas vraiment fan de Michael Jackson ni de l&rsquo;artiste, certes prodigieux, ni du personnage qu&rsquo;il s&rsquo;est finalement fa\u00e7onn\u00e9. 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